Clos – 2021

Challenge IA-Biodiv : « Recherche en Intelligence Artificielle dans le champ de la biodiversité »

En clôture de la journée de débats « AI for Humanity » qui s’est tenue à Paris le 29 mars 2018, le Président de la République Française a prononcé un discours sur l’Intelligence Artificielle (IA). Dans la continuité, un programme national pour l’IA a été initié, comportant un important volet dédié à la recherche. Le rapport Villani a identifié quatre secteurs prioritaires comme défis majeurs pour l’intérêt général, dont l’environnement.

Le Plan National biodiversité du 4 juillet 2018 affiche comme objectif général « Reconquérir la biodiversité, une question de survie pour nos sociétés ». Une des actions du plan est de développer la recherche et la connaissance sur la biodiversité afin, entre autres, de définir des indicateurs intégrateurs, chiffrés et cartographiés de l’état de la biodiversité.

La connaissance de la biodiversité et de son évolution constitue à la fois un domaine d’application stimulant pour les recherches en IA et un enjeu scientifique et sociétal majeur. L’IA peut y apporter des contributions significatives, avec de nouvelles solutions dédiées.

Le challenge IA-Biodiv ambitionne ainsi de soutenir les recherches en Intelligence Artificielle dans le champ de la biodiversité, en mobilisant la recherche française de pointe à la convergence de la Stratégie Nationale de Recherche en Intelligence Artificielle et du Plan national Biodiversité. Le challenge est lancé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), s’appuyant sur un don de Facebook AI Research, pour un effort global de 4,8 M€.

Le challenge IA-Biodiv est destiné aux communautés scientifiques en IA et en biodiversité de France et de pays partenaires de l’AFD, en Afrique. Les consortiums internationaux seront financés par Expertise France (mandaté par l’AFD) selon les modalités de participation pour les consortiums internationaux.

Le challenge IA-Biodiv sera animé par un Consortium Opérationnel, nommé COpé, qui assurera l’organisation et le bon déroulement du challenge. En qualité de tiers de confiance, le COpé assurera l’animation scientifique, l’évaluation des systèmes d’IA et la constitution de jeux de données et leur accès via l’environnement « IA-BiodivNet ». Le COpé est composé du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) et du Pôle national de données de biodiversité (PNDB).


Liste des données mise à disposition pour ce challenge

Ouvert
Clos
Ouverture : 18/03/2021 à 09h00 CET
Limite de soumission des dossiers : 31/08/2021 à 17h00 CEST

Contact

IA-Biodiv(at)anr.fr

Expertise France ne peut pas garantir que les questions envoyées après le 26 août 2021 recevront une réponse avant la clôture de l'appel.

Cet appel est ouvert à deux types de consortiums :

  • consortiums français suivant les règles définies dans les « Modalités de Participation pour les consortiums sollicitant une aide de l’ANR ». Le financement de ces projets sera opéré par l’ANR. Seront financés trois consortiums pour un montant d’aide maximale de 500k€ par projet.
  • consortiums impliquant au moins un des 54 pays d’Afrique partenaires de l’AFD suivant les règles définies dans le document de modalités de participation pour les consortiums internationaux, « Terms of participation for international consortia ». Le financement de ces projets sera opéré par Expertise France pour le compte de l’AFD.  Seront financés deux consortiums pour un montant d’aide maximale de 650k€ par projet.

Réponses aux questions fréquentes

1.  Sur quelles données le challenge se focalise-t-il ?

Le challenge présente une feuille de route avec des jeux de données définis et communs. Le challenge se focalise sur les milieux marins côtiers de la Méditerranée et du Pacifique (incluant le littoral). Les données sur d’autres océans/milieux marins (e.g. Océan Indien) ne font pas partie des données fournies et évaluées lors de ce challenge. Cependant, elles peuvent venir enrichir la base de données communes IA-BiodiNet et peuvent être utilisées par les équipes pour leurs travaux de recherche, sous réserve qu’elles soient mises à disposition des autres participants via IA-BiodivNet.

2.  Pourquoi le challenge se focalise sur la thématique des milieux marins côtiers ?

L’étude des milieux marins côtiers présente de nombreux atouts. Premièrement, les données Opensource sont nombreuses et elles répondent aux besoins d’une évaluation des systèmes d’intelligence artificielle. De plus, les variables océaniques essentielles (EOV) ont de forts impacts scientifiques et sociétaux. Le challenge IA Biodiv, par l’intermédiaire du Comité Opérationnel (COpé), s’engage à fournir ces données pour la recherche et les évaluations aux équipes. L'expertise, la concertation et les évaluations porteront uniquement sur ces données. Les approches scientifiques développées pour le challenge devront être les plus génériques possibles et transposables à d’autres champs d’application.

3.  Est-ce que le challenge sera ouvert, dans un second temps, à d’autres données que celles des milieux marins côtiers ?

Les quatre années du challenge seront entièrement et uniquement consacrées aux données des milieux marins côtiers. Il n’est pas prévu, pour l’instant, un autre challenge IA-Biodiversité sur d’autres données.

La plateforme IA-BiodivNet a vocation, à terme, d’accueillir toutes données de recherche en biodiversité.

4.  Devrais-je collecter moi-même des données pendant le challenge ?

L’ensemble des jeux de données nécessaires aux campagnes d’évaluations du challenge seront fournies. La collecte ne devrait pas faire partie des dépenses liées aux projets.

5.  Quelles données seront disponibles sur la plateforme et quelles sont les  contributions attendues ?

Le Copé mettra à disposition, sur cette plateforme, uniquement des données des milieux marins côtiers sur l’Océan Pacifique et la Mer Méditerranée. Toute contribution à l’enrichissement de cette plateforme est encouragée tout au long du challenge (données, outils, annotations).

6.  Quand les données seront-elles disponibles ?

Une description des données sera disponible sur la page du challenge début de l’été 2021. Les données, en tant que telles, seront mises à disposition des équipes participantes au début du challenge (début 2022). Les données seront enrichies, par le Copé et les équipes de recherche, tout au long de la durée du challenge.

7.  Est-ce que les données seront disponibles pour tout le monde ou uniquement pour les lauréats de l’appel ?

Dans un premier temps, les données fournies par l’organisation du challenge seront mises à disposition des équipes participantes uniquement. Elles seront mises à disposition de toutes les communautés de recherche à l’issue du challenge.

8.  Est-ce que je peux soumettre un projet si je ne travaille pas déjà sur le milieu marin côtier ?

Les équipes en IA qui n’ont jamais travaillé sur les données des milieux marins côtiers sont parfaitement éligibles et pertinentes, peu importe la nature des données sur laquelle porte leur expérience.

Il est préférable que les équipes de recherche en biodiversité aient une expérience sur les milieux marins côtiers mais cela n’est pas obligatoire.

9.  Quels consortia sont éligibles et quel sera le financeur ?

  • Les consortia avec uniquement des partenaires français soumettent une demande de financement à l’ANR.
  • Les consortia franco-africains soumettent leur financement à Expertise France. Dans ce cas-là, le coordinateur est obligatoirement l’un des partenaires africains.
  • Les consortia en collaboration avec des partenaires étrangers (hors liste AFD) sont éligibles mais les partenaires étrangers ne seront pas financés.

Merci de vous référer aux textes des modalités pour plus de détails : partenaires français et partenaires africains.

Nous attirons votre attention sur le fait que seuls les partenaires français financés dans les consortia pourront accéder aux infrastructures GENCI.

10.  Est-ce que je peux candidater si je n’ai jamais collaboré avec d’autres membres du consortium ?

Les collaborations antérieures ne sont pas un prérequis pour soumettre une proposition.

11.  Je suis un chercheur et je souhaite trouver un partenaire, comment faire ?

Un site est mis à votre disposition pour recherche des partenaires éventuels ou déposer une annonce.

12.  Quel est le calendrier de l’appel ?

  • 31 août : clôture du dépôt des dossiers
  • Évaluation scientifique, interview et comité de pilotage : Octobre-Novembre
  • Publication des résultats : fin Novembre
  • Démarrage du challenge : Janvier 2022

13.  Qui contacter si j’ai une question ?

Vous pouvez envoyer vos questions à IA-Biodiv(at)anr.fr

Le replay des webinaires d’information est disponible plus haut sur cette page.

Nous vous encourageons également à consulter les documents disponibles plus haut sur cette page : 

  • Règlement financier de l’ANR
  • Texte de l’appel
  • Modalité de participations (équipes françaises)
  • Modalités de participation (équipes franco-africaines)

14. Qui peut prétendre à une subvention dans le cadre du IA-Biodiv Challenge pour les consortiums internationaux (entités publiques/ministères/ONG/partenaires privés...) ?

Pour être éligible, le demandeur principal doit remplir les conditions suivantes :

  • Le partenaire principal doit être une personne morale de droit public ou privé (entité juridique) : le partenaire principal et ses partenaires doivent disposer des documents d'identification de la personne morale/entité juridique (certificat d'enregistrement/numéro d'enregistrement) ;
     
  • Le partenaire principal et/ou le coordinateur scientifique principal (personne morale) doit être basé dans un pays éligible.
     
    Les pays éligibles sont : 
    Afrique du Sud ; Algérie ; Angola ; Bénin ; Botswana ; Burkina Faso ; Burundi ; Cameroun ; Casquette verte ; République centrafricaine ; Comores ; République du Congo ; République démocratique du Congo ; Côte d'Ivoire ; Djibouti ; Egypte ; Erythrée ; Eswatini ; Ethiopie ; Gabon ; Gambie ; Ghana ; Guinée ; Guinée-Bissau ; Guinée équatoriale ; Kenya ; Lesotho ; Liberia ; Libye ; Madagascar ; Malawi ; Mali ; Maroc ; Maurice ; Mauritanie ; Mozambique ; Namibie ; Niger ; Nigeria ; Ouganda ; Rwanda ; Sao Tomé et Principe ; Sénégal ; Seychelles ; Sierra Leone ; Somalie ; Soudan ; Soudan du Sud ; Tanzanie ; Tchad ; Togo ; Tunisie ; Zambie ; Zimbabwe.
     
  • Le partenaire principal doit être directement responsable de la préparation et de la gestion de l'action avec le(s) partenaire(s) et ne pas agir en tant qu'intermédiaire ;
     
  • Le demandeur principal et chacun de ses partenaires doivent se conformer à l'annexe concernant l'engagement du bénéficiaire en matière d'intégrité et de lutte contre la corruption (Annexe D -Annexe VIII du contrat).
     
  • Les propositions doivent inclure au moins un partenaire organisme public de recherche français dans chaque consortium.

15. Comment définir le lieu d'implantation de l'entité ?

Le partenaire principal et/ou le coordinateur scientifique principal (personne morale) doit être basé dans un pays éligible. Le partenaire principal et ses partenaires doivent fournir les documents d'identification de la personne morale/entité juridique (certificat d'enregistrement/numéro d'enregistrement).

Le lieu et l'existence légale du partenaire principal du projet définissent le lieu d'établissement de l'entité, conformément au certificat d'enregistrement/numéro d'enregistrement fourni.

16. Comment une organisation basée dans un pays non éligible peut-elle faire partie d'un consortium ?

Les organisations basées dans un pays non éligible peuvent faire partie du consortium mais aucun financement ne sera accordé à l'organisation et elle n'aura pas accès à la base de données GENCI.

17. Est-ce que le budget alloué aux partenaires français des consortiums internationaux est versé directement ?

Oui, les financements des partenaires français sont directement versés par Expertise France, après validation du rapport financier par le chef de file du consortium. Si plusieurs partenaires français sont présents dans le consortium, les financements des partenaires français sont directement versés par Expertise France à chaque partenaire.

18. Pour les consortiums internationaux, est-ce que les salaires de personnes en CDI (hors CDI de l'état) sont éligibles au financement de l'AAP ?

Oui, les coûts des salariés peuvent être couverts par le budget du Challenge, s’ils n’ont pas le statut de fonctionnaire ou s’ils ne sont pas déjà payés par des fonds publics (par exemple salariés d’une fondation, CDD de la fonction publique, salariés d’entreprise, etc).

19. Il semble que les données financières complètes ne sont pas accessibles sur le portail de soumission de l'ANR (par ex on ne peut pas remplir les personnes.mois et seulement changer "coût complet" et "aide demandée"), est-ce normal du fait que nous sollicitons un financement AFD et pas ANR ? Toutes ces informations sont à remplir dans l'Annexe A des documents AFD ?

Oui, ces informations sont à remplir dans l’annexe avec le budget. Pour la demande d’aide AFD, le portail est différent de celui habituel de l’ANR.

20. Les annexes A à D sont à remplir par l'organisme coordinateur et les Annexes E et F par chacun des partenaires (universités africaines et UMR françaises) ? L'annexe B en particulier ("banking information" etc) n'est à remplir que par l'organisme coordinateur, pas par tous les partenaires qui demandent un financement ?

Il faut fournir uniquement les annexes demandées dans le texte de l’appel à projet et dans les modalités de participation pour les consortiums internationaux.

21. Il n'y a pas de template pour les CV à joindre en annexe, peut-on utiliser un template ANR réduit (1 page) ?

Le template de l’ANR est OK.

Le document scientifique « trame » ne doit pas de passer 20 pages. Le système va refuser automatiquement les documents de plus de 20 pages. Les CV doivent être chargés avec les annexes et ne comptent pas dans les 20 pages.

22. Si le projet est financé l'argent est versé directement aux universités africaines et aux UMR françaises par Expertise France ?

Oui.

23. Nos partenaires africains ont émis le souhait que l'argent dédié pour les thèses/masters soit géré par les représentations de l'IRD dans les différents pays, ou bien par Campus France, plutôt que par les agences comptables de leurs universités. Est-ce possible ?

Cela doit être présenté et argumenté dans la réponse à l’appel. Il est important de fournir une justification scientifique de ce montage et une explication de l’encadrement des doctorants.

Si les crédits dédiés aux thèses/masters sont gérés par un établissement public français, même si intervenant dans un pays africain, cela sera considéré comme financement de l’organisme français.

24. Est-ce-que la solution que nos partenaires africains sous-traitent à l'IRD la gestion des thèses/masters sous forme de prestation serait acceptable et bien considéré comme financement de l'organisme africain, ou toujours pas ? Et si oui dans quelle catégorie de l'annexe A le montant correspondant devrait-il apparaitre "other costs -> Studies, research" ?

Ce sera considéré comme financement de l'organisme africain. Il s’agit dans ce contexte d’une prestation de service, qui devra être mise en concurrence en fonction du montant, en conformité avec le document Grant contract (annex IV - Procurement rules).

25. Certaines questions s'adressent peut-être plutôt à Expertise France mais je n'ai pas réussi à les contacter ni par téléphone, ni par mail, avez-vous un contact à nous donner ?

Vous pouvez nous contacter à travers l’adresse générique de l’ANR. L’ANR nous transmet systématiquement les questions.

Questions concernant l’éligibilité des coûts :

1. Pour les membres : consortium franco-marocain

  • Est-ce que le salaire des membres permanents est-il éligible, différence de traitement par rapport aux partenaires français
     
    Non, les salaires des fonctionnaires ne sont pas éligibles. Les mêmes règles que pour les partenaires français s’appliquent.

2. Dans l’hypothèse où le consortium est subventionné : Est-il possible de mettre une annexe au contrat, mentionnant un salaire minimal pour une bourse doctorale différent de celui appliqué par l’Université de tutelle ? (par exemple, si le salaire pour les bourses doctorales n’est pas attractif et ne permet pas de recruter).

La nécessité d’une clause doit être argumentée dans la réponse à l’appel à projet et dans le budget. Cela doit respecter une cohérence de la grille salariale interne à l’Université.

3. Dans le consortium qui est en train de se former, il y aura 3 partenaires français, dont 2 relèvent de la même Délégation du CNRS (ces sont 2 unités mixtes de recherche du CNRS).

  • Afin de pouvoir financer la totalité d’une bourse doctorale, est-il possible de prévoir du budget pour le salaire uniquement sur une des deux UMR ?
     
    Cela est possible. Une entité légale équivaut à un partenaire au projet. Dans l’accord de consortium et dans la réponse à l’appel, il faudra indiquer comment les crédits sont gérés entre les partenaires.
     
  • Faut-il présenter des coûts dans le budget de l’autre UMR pour les frais de déplacement ou autre ?
     
    Oui, si des dépenses sont prévues pour les déplacements du personnel de l’autre UMR, il faudra les prévoir dans le budget.

4. Faut-il présenter un seul tableau excel pour le budget ou un tableau excel par partenaire ?

Il faut présenter un seul tableau excel présentant toutes les dépenses cumulées. Le tableau excel doit présenter le détail par partenaire.

 

 

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