Rencontres des lauréats Compétences et métiers d’avenir : des échanges incontournables depuis 5 ans
Rencontres des lauréats Compétences et métiers d’avenir : des échanges incontournables depuis 5 ans
Quels sont les objectifs de l’appel à manifestation d’intérêt Compétences et métiers d’avenir (CMA) et où en est le dispositif en mai 2026 ?
Anne-Marie Hinault : Action pilotée conjointement par l’ANR et la Caisse des dépôts-Banque des Territoires, CMA vise à anticiper les besoins en compétences émergentes et à adapter l’offre de formation aux évolutions des secteurs stratégiques. Depuis son lancement en 2021, le dispositif a soutenu 224 projets (dont 110 gérés par l’ANR pour 283 M€ décaissés à la fin avril 2026), pour un montant total de 1,13 milliard d’euros, avec pour objectif de former environ 400 000 personnes par an d’ici 2030. L’année 2025 a été marquée par la clôture de la deuxième saison de sélection au fil de l’eau ouverte entre juin 2023 et juillet 2025.
L’action s’adresse à un large public, allant des élèves de l’enseignement secondaire aux professionnels en reconversion, en passant par les demandeurs d’emploi, et couvre tous les niveaux de formation.
Les projets financés par CMA se distinguent par leur capacité à faire collaborer les acteurs académiques et socio-économiques et leur ancrage territorial. Ils impliquent ainsi des consortiums d’acteurs publics et privés, incluant des établissements scolaires, des universités, des centres de formation, des entreprises et des collectivités territoriales. Cette dynamique engage toute la chaîne de formation, de l’orientation à la certification des compétences en prenant en compte à la fois les spécificités régionales et les besoins des filières économiques. Par exemple, certains projets ciblent les compétences liées à la décarbonation de l’industrie, à la santé numérique, ou encore à l’agroécologie, des domaines en forte croissance et porteurs d’emplois. L’action a conduit à former depuis son lancement 544 141 personnes sur les années universitaires 2022, 2023 et 2024.
Depuis 5 ans sont organisées chaque année les rencontres de lauréats Compétences et métiers d’avenir (CMA), Definum et CMQ. Quelles sont les ambitions de ces journées ? Combien de personnes ont-elles réunies, pour combien de projets représentés ?
A-M. H. : Les objectifs principaux de ces journées, élaborées conjointement avec le Secrétariat général de l’investissement, sont de permettre aux lauréats, disséminés sur tout le territoire, de se rencontrer, se retrouver et d’échanger pour majorer l’impact des projets, à leur échelle, à l’échelle de la filière, à l’échelle régionale et enfin nationale. Et ce, afin d’anticiper la construction de leur pérennisation. En effet, le but ultime des projets CMA est de faire émerger des nouvelles pratiques dans la formation et que celles-ci soient adoptées, au-delà de la durée des projets (en moyenne entre 4 et 5 ans).
A l’heure des transformations sociétales profondes, l’ambition d’un dispositif tel que CMA est de pousser plus avant la logique d’innovation pédagogique, sous toutes ses formes. Cela peut concerner l’usage de l’IA…
Ces journées invitent donc toute la communauté CMA : les lauréats des projets CMA, DEFFINUM, CMQ, IFPAI bien sûr, mais également des représentants de l’Etat : ministères, opérateurs (ANR et CDC), les coordinateurs nationaux des stratégies d’accélération de France 2030, les membres du jury CMA et les référents territoriaux CDC et des apprenants…
Comment avez-vous construit le programme en lien avec le SGPI et la CDC ? Quel est le rôle de l’ANR dans l’animation de la communauté des lauréats CMA tout au long de l’année ?
A-M. H. : Le SGPI coordonne l'animation de la communauté des lauréats CMA, en interministériel, avec les coordinateurs des stratégies nationales (SNA) et les deux opérateurs de CMA. Cette communauté s'est agrandie ces derniers mois en raison du grand nombre de projets financés durant la deuxième saison et de l'intégration des lauréats DEFFINUM et CMQ. Il en découle un besoin d'animation de la communauté qui prend de l'ampleur et une implication logiquement accrue de l’ANR.
Les missions de l’agence en la matière sont variées. Elles incluent notamment la participation aux ateliers pilotés par le SGPI entre lauréats sur des thématiques précises, afin de recueillir et partager les bonnes pratiques, les axes d'amélioration, ou contribuer à la réflexion sur une stratégie nationale en fonction d’une thématique donnée.
L’animation et la coanimation des webinaires e-Café mensuels, des temps d’échange en viso-conférence pendant lesquels des lauréats livrent des retours sur leurs expérimentations à l'attention de l'ensemble de la communauté. Ces rencontres se déroulent entièrement en visioconférence, sur la pause méridienne, une fois par mois.
L'ANR est également partie prenante de l'organisation et de l'animation des évènements nationaux rassemblant l'ensemble des acteurs de la communauté CMA. Le dernier en date, « Rencontre nationale des acteurs des formations d’avenir », s'est donc déroulé à Lyon, en novembre 2025 et a réuni 517 personnes, dont 325 participants lauréats et autres (ministères, SGPI, …), 132 apprenants et 60 encadrants.
Quels sont les ateliers thématiques qui ont été constitués au cours du séminaire ? Pouvez-vous évoquer quelques enjeux et points saillants ressortis des discussions ?
A-M. H. : Sur place, les ateliers de réflexion autour des stratégies nationales d’accélération (SNA) ont par exemple eu pour bénéfice principal une meilleure identification de problématiques partagées par les lauréats, leur permettant de se sentir moins isolés. Ce format favorise la constitution d’un réseau efficace, les lauréats les anciens guidant les plus récents.
D’autres ateliers thématiques ont été organisés et ont constitué un espace de partage d’expérience très riche pour les lauréats, sur des problématiques partagées. Avec des retombées concrètes sur des idées opérationnelles sur les différentes thématiques traitées (animation du consortium, modèles juridiques…), des prises de contacts entre projets, des possibilités de mutualiser certaines solutions…
Ils concernaient les thèmes suivants :
- Penser et créer la pérennité des projets
- Promouvoir les partenariats pour renforcer l'ancrage territorial des projets
- Associer la formation à la recherche
- Mettre l’IA au service des formations
- Mettre les technologies de réalité virtuelle au service de pédagogies immersives
- Articuler formation initiale et formation continue
- Déployer des projets d'AFEST
- Favoriser la féminisation des métiers
- Prendre en compte les enjeux environnementaux
Enfin, un village des solutions était ouvert sur les deux journées. Il consistait en plusieurs stands de partenaires institutionnels (SGPI, opérateurs) répondant de manière directe aux lauréats, ainsi que des stands de lauréats sur des problématiques communes telles que l’attractivité, la transition écologique, la santé mentale des jeunes, la Féminisation des métiers, l’IA et les outils numériques.
Durant ces journées, trois conférences thématiques ont également été proposées : sur « l’lA et la formation », la « santé mentale des apprenants » et la « parole des usagers ». Quels enseignements sur la manière dont les lauréats CMA s’emparent de ces questions peut-on tirer ?
A-M. H. : Ces conférences thématiques avaient pour but d’élargir le champ des possibles en matière de sourcing des apprenants. Ou encore d’aborder les problématiques de santé mentale chez les apprenants, en particulier dans le contexte de la Grande cause nationale de l’année 2025. Une autre concernait la transition écologique pour les dispositifs de formation. Enfin, une dernière avait pour but de présenter aux lauréats les opportunités offertes par le programme Erasmus + à l’échelle européenne.
D’après les retours de participants, si ces conférences permettent de redonner du contexte et de revenir sur des notions importantes. Mais, malgré un intérêt sur le plan théorique, persiste une relative difficulté à imaginer comment intégrer concrètement ces éléments à leur projet. Ce sont dont des chantiers sur lesquels nous pouvons plancher collectivement pour les mois à venir.
Le projet CAP ELENA entend : S’appuyer sur la caractérisation des besoins en recrutement de la filière Électronique néoaquitaine ; Mettre en œuvre une collaboration inédite entre la Région Académique et les établissements d’enseignement supérieur de la Région, pour faire face au déficit d’attractivité des métiers et formations de l’Électronique ; Mettre en réseau l’ensemble des acteurs de la formation, académique, industrielle, initiale et continue, afin de dynamiser l’offre de formation globale, pour une meilleure adéquation avec les besoins des industriels de la Région Nouvelle-Aquitaine. Thématique : Électronique et robotique Principal porteur : Université de Bordeaux Principaux membres du consortium : Université de Bordeaux ; Université de Limoges ; Université de Poitiers ; Université de Pau et des Pays de l’Adour ; Bordeaux Institut National Polytechnique (BxINP) ; École Supérieure des Technologies Industrielles avancées (ESTIA) ; Région Académique Nouvelle-Aquitaine ; I2S - Innovative Imaging Solutions ; EXXELIA ; Symbiose ; EMS Factory ; COFIDUR EMS ; SERMA Group ; Cap’tronic ; Inovelec ; FEDD ; Région Nouvelle-Aquitaine ; Association pour le développement de l’apprentissage industriel en Aquitaine (ADAIAQ) ; THALES AVS France SAS Le programme de formation SaclAI-School de l’Université Paris Saclay a pour but de développer une école de l’Intelligence Artificielle (IA) ambitieuse et innovante autour de formations pluridisciplinaires ou centrées sur l’IA. Il est piloté par l’Institut DATAIA, institut d’Intelligence Artificielle intégré à l’Université Paris-Saclay. Thématique : Intelligence artificielle Principaux membres du consortium : Université Paris-Saclay ; Université Evry Val d’Essonne ; Université Versailles Saint Quentin ; AgroParisTech ; CentraleSupelec ; ENS Paris Saclay ; CentraleSupelec Exed ; FMJH ; CEA ; INRAE ; INRIA Le projet C-DéCIDé (Centre de Développement de Compétences pour une Industrie Décarbonée) ambitionne de faire de la Côte d’Opale, le territoire national de référence en matière de formation à la décarbonation de l’industrie. Pour ce faire, le projet s’appuie sur une symbiose territoriale dans la région Hauts-de-France entre les industriels, le monde académique et les collectivités permettant d’accompagner la réindustrialisation d’un territoire « décidé » à répondre à des objectifs zéro carbone voire carbone négatif. Thématique : Décarbonation de l’industrie Principaux membres du consortium : Communauté Urbaine de Dunkerque ; Chambre de Commerce et d’Industrie Hauts-de-France ; GIP Euraénergie ; AFPA ; TotalEnergies ; Arcellor Mittal France ; Verkor Alors que la menace cyber est croissante, les métiers de la cybersécurité sont en forte tension. Mené par le Campus Cyber - lieu totem et acteur fédérateur de l’écosystème cyber en France - comme chef de file, le projet « Talents Cyber » a pour ambition de contribuer à réduire significativement la pénurie de talents de la cybersécurité en France en adressant simultanément trois dimensions qui sont souvent traitées de manière séparée, à savoir attirer et sensibiliser, orienter et former. Porteur principal : Campus Cyber Principaux membres du consortium : Université Sorbonne Paris Nord ; Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; CY Cergy Paris Université ; Académie de Versailles ; CNED, ONISEP ; GIP PIX ; Campus Cyber ; Root me PRO ; Women4Cyber ; Fondation Cgénial ; Radio France CyberSkills4All répond au diagnostic emploi-formation en cybersécurité mené en 2022 par le Pôle d’Excellence Cyber. Le projet vise à créer près de 12 nouveaux diplômes pour spécialistes en cybersécurité (du Baccalauréat au Master), 13 doctorats et formations doctorales et plus de 150 formations de non spécialistes, sous la forme de « mineures » dans tous les domaines (droit, santé, sciences, lettres…). Porteur principal : Université de Rennes Principaux membres du consortium : Université de Rennes ; Université de Bretagne Sud ; Rennes School of Business, ENSTA Bretagne ; ENIB ; GIP formation de l’académie de Rennes, ; GIP France Université Numérique ; Pôle Excellence Cyber ; ORANGE S.A. ; Campus des Métiers et des Qualifications d’Excellence Numérique ; Photonique et Cybersécurité Ce projet s’inscrit dans l’axe « Former plus de jeunes et professionnels aux métiers de la cybersécurité » de France 2030. L’objet de ce projet est de proposer de mettre à niveau les formations pour une prise en compte complète de la sécurité dans le flot logiciel/ matériel ; et proposer au grand public des sensibilisations à l’hygiène numérique et aux enjeux de cybersécurité. Porteur principal : Université Grenoble Alpes (UGA) Principaux membres du consortium : Université Grenoble Alpes ; Grenoble-INP UGA ; GIP FIPAG / CMQ IED CyberEDAntilles est un dispositif ambitieux de formation initiale et continue en cybersécurité à destination du territoire antillais (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin). Le projet s’appuie sur un diagnostic approfondi conduit sur le territoire antillais révélant le manque de formations initiales et continues en matière de cybersécurité, un déficit de compétences locales, ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux cyberattaques touchant tant les organisations publiques que les TPE et PME. Le projet vise par conséquent à proposer un éventail de formations allant du pré-Bac au niveau supérieur, ainsi que des actions de sensibilisation pour élever le niveau de sécurité global du territoire. Principaux membres du consortium : GRETA-CFA de la Guadeloupe ; Agence Caribéenne pour la Cybersécurité ; Rectorat de la Région académique de Guadeloupe ; Rectorat de la Région académique de Martinique ; Orange Antilles-Guyane Faisant écho au Campus Cyber à la Défense dont l’ANSSI est partenaire, la région Centre-Val de Loire a décidé de répondre à une stratégie d’essaimage sur le territoire régional en créant son Campus régional cyber. Au regard des délais nécessaires pour la réalisation de ce Campus régional et, compte tenu de l’urgence de la situation, l’INSA Centre-Val de Loire, acteur majeur de la formation et de la recherche en cybersécurité en région, a souhaité apporter son soutien à ce projet régional en déposant un projet de formation ayant vocation à constituer à minima une partie du volet formation de ce futur Campus. Porteur principal : Institut National des Sciences Appliquées (INSA Centre-Val de Loire) Principaux membres du consortium : INSA CVL ; Rectorat ; Conseil Régional Centre-Val de Loire ; Numeum Au service des organisations et des territoires, le programme CAIRE (Citizen-oriented Artificial Intelligence training for a Responsible Education) vise à mettre en place une démarche durable et massive de formation des citoyens aux usages de l’intelligence artificielle. La formation massive à l’acquisition de compétences d’adaptation aux évolutions des métiers répond à la phase 2 de la stratégie nationale sur l’Intelligence Artificielle. Un des éléments clés du projet CAIRE est la formation de formateurs. Ce métier en tension dans le domaine de l’IA conduit à une démarche originale : prendre des formateurs disciplinaires et les former à l’IA pour qu’ils puissent à leur tour former les étudiants. Thématique : Intelligence artificielle Porteur principal : Hautes Écoles Sorbonne Arts et Métiers Université (HESAM Université) Principaux membres du consortium : ENSAM ; CESI École d’Ingénieurs ; CNAM ; Université de Bourgogne ; Paris School of Business ; Région Nouvelle-Aquitaine ; Région Normandie ; Dijon Métropole ; Creusot Montceau Communauté Urbaine ; CAP Digital ; NAE - Normandie Aéronautique ; Pôle TES Le but est de faire du projet UNIVEReSANTÉ un levier de transformation de l’apprentissage du numérique dans les métiers de santé, qui s’inscrira dans le cadre des actions du Centre d’Innovation pédagogique, lieu des nouveaux métiers et compétences en santé. Ce modèle réplicable dans d’autres universités sera ouvert à la formation en santé dans les DOM-TOM et les pays francophones. Thématique : Santé Numérique Porteur principal : Université de Versailles Saint-Quentin- en-Yvelines (UVSQ) Principaux membres du consortium : Université de Versailles-Saint-Quentin en-Yvelines ; CHEF DE FILE ; Uptale, Communauté d’agglomération de Saint Quentin-en-Yvelines SQY ; Département des Yvelines ; CPTS SQY ; Communauté Professionnelle Territoriale de Santé de SQY La réussite du virage numérique en santé et son déploiement en France impliquent de répondre aux enjeux vastes et complexes pour un accès à tous les citoyens, jeunes et âgés, hommes et femmes, d’origine urbaine ou rurale et pour tous les professionnels, pour en assurer l’éthique et la souveraineté dans les établissements de santé et dans les entreprises. Ce projet propose de développer et de diffuser une offre de formation initiale et continue auprès d’un large public de dirigeants, cadres supérieurs et ingénieurs en santé pour accompagner le virage numérique dans les territoires et les organisations de santé. Thématique : Santé Numérique Porteur principal : École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) Principaux membres du consortium : Écoles des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) ; Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) ; Université Technologique de Compiègne (UTC) ; École des Mines de Saint-Étienne (EMSE) ; Société Française de Santé Digitale (SFSD) Le projet Digital FCU, porté par France Université Numérique, a pour ambitions d’accompagner l’ensemble des communautés de formateurs et concepteurs de formations aux profondes transformations induites par l’ère du numérique et amplifiées par la pandémie COVID-19. Les évolutions techniques permises par le projet visent à servir une expérience d’apprentissage optimale pour les apprenants, pour les formateurs et pour les services de gestion dans les universités. Le projet répond ainsi aux besoins d’individualisation et de professionnalisation des parcours de formation continue. Thématique : Enseignement et Numérique Porteur principal : France Université Numérique Principaux membres du consortium : FCU ; ANSTIA ; IKIGAI Games for Citizen ; CY Cergy Paris Université ; Le Mans Université, Université Claude Bernard Lyon 1 ; Université Clermont Auvergne ; Université de Bordeaux ; Université de Bretagne Occidentale ; Université de Caen-Normandie ; Université de Lille ; Université de Montpellier ; Université de Nîmes ; Université de Perpignan Via Domitia, Université de Rennes 1 ; Université de Toulon ; Université de Tours ; Université Jean Moulin Lyon 3 ; Université Littoral Côte d’Opale ; Université Paul Sabatier Toulouse 3 ; Université Paul Valéry Montpellier 3Focus projets. Sur proposition de l’ANR et en fonction de leurs forces et expertises, les lauréats AMI CMA suivants ont animé des ateliers thématiques :
Piloter un projet complexe :
Cap Elena
Penser et assurer la pérennité des projets :
SaclAI-SCHOOL
Promouvoir les partenariats pour renforcer l'ancrage territorial des projets
C-DECIDE
Mutualiser les outils et les ressources pédagogiques
Thématique commune aux lauréats : Cybersécurité
Talents Cyber
Cyberskills4All
Cyberskills@UGA
CyberEdAntilles
Cyber INSA
Le projet vise à acculturer les organisations aux enjeux de la cybersécurité en les dotant de mécanismes de compréhension, d’anticipation et d’approches « problem solving » par la formation et l’expérimentation, via des mises en situation sur des réseaux et la mobilisation des résultats de la recherche.Mettre l’IA au service des formations
CAIRE
Mettre les technologies de réalité virtuelle au service de pédagogies immersives
UNIVEReSanté
Articuler formation initiale et formation continue
DINUSA
Développer de nouvelles modalités de validation des compétences
Digital FCU
Renforcer l'attractivité des formations
Cyber INSA (voir plus haut)
L’ANR a réalisé récemment un bilan de la mise en œuvre du dispositif CMA. Quelques éléments marquants ?
A-M. H. : Celui-ci donne par exemple des indications sur la répartition des projets par grands objectifs de France 2030. Il permet de constater que toutes les stratégies (SNA) sont couvertes, à l’exception de « Grands fonds marins ». La SNA la plus représentée est « Santé numérique » avec 32 lauréats (70M€) sur 12 régions ; tous les projets sont suivis par l’ANR. Sont également largement représentées, à part pratiquement égale, les six SNA « Intelligence artificielle » (17 lauréats), « Alimentation saine, durable et traçable » (17 lauréats), « Électronique et robotique » (16 lauréats), « Solutions pour une ville durable et bâtiment innovant » (16 lauréats), « Systèmes agricoles durables et équipements agricoles contribuant à la transition écologique « (16 lauréats) et « Cybersécurité » (15 lauréats).
Concernant l’impact territorial, on peut souligner que toutes les régions sont couvertes par les projets CMA à l’exception de la Corse. L’Île-de-France est largement en tête avec 72 projets. Elle est suivie par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui comptabilise 33 projets, puis par l’Occitanie avec ses 18 projets.
On observe que les territoires ultramarins (Nouvelle-Calédonie, Guadeloupe, Guyane française, Mayotte et Polynésie française) ont su également se positionner pour présenter des projets transformants.
En savoir plus :
Appel à manifestation d’intérêt Compétences et métiers d’avenir (CMA) – 2021-2025
Booklet des projets lauréats, saison 1 et 2
Plaquette ANR Compétences et métiers d’avenir
Les stratégies nationales d’accélération : Stratégies d’accélération pour l’innovation | info.gouv.fr