L'adaptation à la cellule hôte est-elle la clé de la transmission du parasite du paludisme? – PlasmoHOST
Comprendre la biologie des gamétocytes de Plasmodium falciparum, les seuls stades parasitaires responsables de la transmission du paludisme de l'homme au moustique, est essentiel pour éliminer cette maladie. Bien que le développement in vitro des gamétocytes soit bien caractérisé dans les globules rouges matures (érythrocytes), nous avons récemment montré qu'ils peuvent également se développer dans leurs précurseurs érythroides qui se différencient dans la moelle osseuse, les érythroblastes. Cette découverte d'une nouvelle cellule hôte pour les gamétocytes de P. falciparum soulève de nouvelles questions sur leurs interactions avec les érythroblastes, qui sont des cellules nucléées présentant une activité métabolique radicalement différent de celle des érythrocytes. Nous utiliserons des approches expérimentales combinant la métabolique, la protéomique, la transcriptomique en cellule unique et le profilage de la chromatine avec des tests de drogues et des infections de moustiques pour : 1) caractériser finement les différents profils protéomique, lipidomique et métabolique des érythrocytes et des érythroblastes, 2) caractériser l'adaptation du parasite à l'environnement métabolique différent des érythroblastes, in vitro et chez des patients infectés ; 3) étudier l’efficacité de la transmission du parasite aux moustiques lorsque le parasite se développe dans un érythroblaste (nous caractériserons la formation des gamétocytes dans les érythroblastes et nous déterminerons leur infectiosité pour les moustiques) et 4) étudier la sensibilité des gamétocytes à plusieurs médicaments antipaludiques dans les érythroblastes. Les résultats générés par notre projet fourniront de nouvelles informations sur la formation et le développement des gamétocytes de P. falciparum dans leur cellule hôte naturelle, revisitant ainsi notre compréhension actuelle de la transmission du paludisme. En outre, nos résultats auront des implications cruciales pour le développement de médicaments antipaludiques, qui devront être réévalués en considérant la maturation du parasite dans une nouvelle cellule hôte. Les résultats obtenus contribueront donc à développer des approches plus efficaces pour prévenir la transmission du parasite du paludisme.
Coordination du projet
Catherine Lavazec (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE)
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Partenariat
IC CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
IAB UNIVERSITÉ GRENOBLE ALPES
MIVEGEC INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT
IC CNRS
Aide de l'ANR 760 942 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2025
- 48 Mois