Exposition aux pesticides et mécanismes d'altération impliquant les protéines amyloïdes: impact sur le développement du diabète de type 2 et de la maladie de Parkinson – PESTILOID
Des données épidémiologiques rapportent que certains pesticides pourraient être impliqués dans les troubles métaboliques, mais aussi dans la physiopathologie de la maladie de Parkinson (MP). Le diabète de type 2 (DT2), comme la MP, appartient au groupe des maladies à "mauvais repliement protéique" dont l'agrégation des protéines amyloïdogéniques est l’une des principales caractéristiques. Dans le DT2, les îlots pancréatiques contiennent des dépôts amyloïdes dérivés du polypeptide amyloïde de l'îlot (IAPP), tandis que dans la MP, les neurones dopaminergiques contiennent de l'alpha-synucléine agrégée. De plus, des études rapportent que le DT2 et la MP sont épidémiologiquement associés, avec un risque accru de développer la MP chez les patients atteints de DT2. Bien que les causes exactes de cette association ne soient pas connues, certains processus initiateurs communs (agrégation des protéines et résistance à l'insuline) suggèrent une prédisposition génétique commune et/ou l'existence de mécanismes pathogéniques communs. Cependant, il reste à comprendre quelles sont les altérations moléculaires délétères qui lient la MP et le DT2, et à évaluer dans quelle mesure des facteurs environnementaux tels que les pesticides pourraient être impliqués dans ces altérations. Notre projet vise à: i) Évaluer ex vivo/in vitro l'existence de mécanismes d'altération induits par l'environnement et communs à ces deux pathologies chroniques (via notamment les protéines amyloïdogéniques) dans des modèles cellulaires humains; ii) Evaluer in vivo les impacts métaboliques et neurologiques d’un mélange de pesticides (non toxiques seuls) sur l'incidence du DT2 et de la MP chez des souris «humanisées». Une meilleure compréhension de ces mécanismes dans l'exacerbation mutuelle de ces deux pathologies pourrait fournir des éléments clés pour envisager non seulement des mesures de prévention mais aussi des perspectives thérapeutiques communes au DT2 et aux maladies neurodégénératives.
Coordination du projet
Safia COSTES (Institut de Génomique Fonctionnelle)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
IGF Institut de Génomique Fonctionnelle
AGENCE NATIONALE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DE L'ALIMENTATION, DE L'ENVIRONNEMENT ET DU TRAVAIL
TOXALIM INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT
Aide de l'ANR 603 025 euros
Début et durée du projet scientifique :
février 2026
- 48 Mois