Une approche du problème des cuprates par le métal étrange – STRANGEMETAL
Notre projet vise à explorer, caractériser et comprendre la phase dite de « métal étrange » des supraconducteurs cuprates à haute Tc, à travers un effort conjoint expérimental et théorique. Notre motivation est double : d'une part, le métal étrange est un phénomène fascinant en soi, avec de larges implications dans le domaine des matériaux quantiques, où il s'est récemment avéré être omniprésent. D'autre part, le métal étrange représente un angle d’attaque très prometteur pour élucider les mystères restants des cuprates, notamment l'origine de la supraconductivité à haute Tc, un problème emblématique de la physique de la matière condensée.
Notre programme expérimental aborde à la fois le comportement du métal étrange lui-même (sondé par des mesures de transport) et la caractérisation précise des facteurs que l’on soupçonne de provoquer ce comportement, à savoir les fluctuations électroniques, notamment magnétiques (étudiées par la RMN et les ultrasons) et l'inhomogénéité spatiale (principalement via la RMN). Cette approche globale permettra des comparaisons précises avec les prédictions sur la magnétorésistance et la résistivité issues des calculs théoriques développés en parallèle.
Coordination du projet
Marc-Henri Julien (Laboratoire national des champs magnétiques intenses)
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Partenariat
LNCMI Laboratoire national des champs magnétiques intenses
LNCMI Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses de Toulouse
NEEL Institut NEEL
Aide de l'ANR 626 806 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 48 Mois