Saison sèche des marges nord d'Afrique Centrale: variabilité, évolution et impacts sur les forêts – DYSCATTI
À la fin de l'Holocène, les forêts des marges nord de l'Afrique centrale ont disparu. Récemment, un déclin dans leur verdeur a été observé. Si l'origine climatique de la crise forestière de la fin de l'Holocène est contestée, la question d'une nouvelle déstabilisation de ces forêts sous l'effet du changement climatique se pose. Les climats des forêts équatoriales sont souvent perçus comme exempts de saisons sèches, et les causes du déclin des forêts recherchées dans les perturbations des saisons des pluies. Cependant, 2 stations météorologiques installées au nord de la République du Congo en 2016 montrent qu’en hiver boréal, la sécheresse atmosphérique est marquée, avec des épisodes d'air très sec pouvant durer jusqu'à 3 semaines. On sait peu de choses sur la saison sèche des marges septentrionales des forêts d'Afrique centrale alors que des études récentes suggèrent que la sécheresse de saison sèche est un facteur déterminant de l'étendue passée et actuelle, et du fonctionnement des écosystèmes forestiers africains. Aussi l'objectif principal de DYSCATTI est d'étudier la saison sèche sur un continuum Holocène-Anthropocène afin de comprendre sa variabilité et son évolution, et mettre en lumière son impact potentiel sur ces forêts. Grâce à la mise en synergie de données météorologiques in situ et de simulations climatiques transitoires avec végétation dynamique originales, de réanalyses et de simulations CMIP6, nous documenterons la variabilité intra-saisonnière à pluri-centennale de la saison sèche, afin de mieux comprendre les forçages et les mécanismes qui façonnent les saisons sèches les plus extrêmes. Simulations climatiques transitoires et estimations satellitaires seront aussi analysées pour évaluer, respectivement, les réponses lentes et rapides des forêts à la variabilité de la saison sèche, c’est à dire leur étendue spatiale au cours des derniers 6000 ans et la variabilité interannuelle des flux de carbone, de biomasse ... au cours des dernières décennies.
Coordination du projet
Nathalie PHILIPPON (Institut des Géosciences de l'Environnement)
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Partenariat
IGE Institut des Géosciences de l'Environnement
BGS Biogéosciences
Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Marien Ngouabi University
Aide de l'ANR 417 312 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2025
- 48 Mois