Particules de silice "apoptotique" pour résoudre l'inflammation dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin – ASPIRIN
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont de plus en plus décrites comme associées à une défaillance du processus de résolution de l’inflammation. Ce processus naturel permet l’arrêt de la réponse inflammatoire et la réparation des tissus pour un retour homéostatique. Une des étapes clef de la résolution est l’élimination des débris cellulaires et des cellules inflammatoires mourantes par les macrophages. Dans le cadre des MICI, le défaut de résolution semble être liée à un manque de recrutement et d’entrée en apoptose des neutrophiles lésionnels. Ceci bloque le processus de résolution de l’inflammation devenant chronique puis pathologique. Sur la base des travaux menés au sein de l’UMR 1098, il a été montré dans un modèle de MICI que la supplémentation locale en facteurs résolutifs permettait de restaurer le processus de résolution. Le projet ASPIRIN consiste à réenclencher la résolution au niveau des lésions intestinales par l'administration orale de substituts afin de régénérer le tissu. Une cellule apoptotique se caractérise par la présence de phosphatidylsérine (PS) dans la couche externe de la membrane cellulaire, agissant comme un signal "mangez-moi". Des particules de silice (SiP) de 0,3 à 2 µm seront produites pour exposer à leur surface la sérine, soit en greffant ses résidus par chimie click, soit par adsorption d'une bicouche phospholipidique contenant de la PS à la surface. En outre, si nous démontrons que la PS est un meilleur substitut que la sérine, la PS sera encapsulée dans les SiP. Différents paramètres seront évalués pour s'assurer que ces substituts sont reconnus par les macrophages, leur confèrent des propriétés pro-résolutives et déclenchent la résolution et la cicatrisation des lésions inflammatoires à l’aide de modèles inflammatoires in vitro et in vivo. Ces stratégies permettront de mieux comprendre les rôles de la sérine et de la PS dans l’efferocytose et de proposer une approche innovante pour traiter les MICI.
Coordination du projet
Yann PELLEQUER (Université Franche-Comté Besançon)
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Partenariat
UTINAM Université Bourgogne Franche-Comté
ICB Université Bourgogne Dijon
UMR1098 Université Franche-Comté Besançon
Aide de l'ANR 688 316 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 48 Mois