Développement d’une membrane composite multi-couches pour la régénération osseuse – AmnioMb-3D
Environ 50 % des patients nécessitent des chirurgies d’augmentation osseuse préalables à la pose d’implants dentaires. La reconstruction de ces défauts osseux reste un défi thérapeutique pour le chirurgien oral, tant d’un point de vue fonctionnel qu’esthétique.
La régénération osseuse guidée (ROG) est la technique la plus couramment utilisée. Elle repose sur l’utilisation d’une membrane jouant d’une part un rôle de « barrière » en isolant le défaut osseux des cellules épithélio-conjonctives et permettant d’autre part de maintenir en place le matériau osseux greffé. Il existe deux types de membranes pour la ROG : 1) non résorbables et 2) résorbables. Elles présentent toutes deux des limites importantes. La rigidité des membranes non résorbables provoque souvent une déhiscence des tissus mous conduisant à une exposition de la membrane dans 30 % des cas et à une contamination bactérienne du site. De plus, leur retrait est difficile et nécessite une intervention chirurgicale supplémentaire. Les membranes résorbables présentent de faibles propriétés mécaniques, limitant leurs applications aux petits défauts osseux.
Ce projet repose sur l’hypothèse suivante : de meilleurs résultats peuvent être obtenus en ROG grâce à l’utilisation d’une membrane hybride. Ce projet vise ainsi à développer une membrane composite multi-couches combinant une couche synthétique et biologique.
Ce projet se divise en 4 parties : 1) Développement d’une membrane composite multi-couches, 2) Évaluation de sa cytocompatibilité in vitro et de sa capacité à favoriser l’ostéodifférentiation, 3) Évaluation de son potentiel comme membrane pour la ROG dans un défaut osseux chez le petit animal et 4) Comparaison aux membranes conventionnellement utilisées en pratique clinique dans un modèle de défaut osseux chez le grand animal afin de se rapprocher de son application chez l’homme.
La PI de ce projet et son équipe présentent les compétences techniques et cliniques nécessaires pour développer cette membrane innovante qui répond à une problématique de santé publique.
Coordination du projet
Mathilde Fénelon (Inserm)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
BIOTIS Inserm
Aide de l'ANR 272 513 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 36 Mois