Les familles face à la question environnementale. Adaptations et résistances dans les pratiques quotidiennes – FamEnv
Dans un contexte de décarbonation massive de nos sociétés et face à l’ampleur des changements qui devraient être opérés, retenir l’unité familiale comme point d’entrée pour observer les pratiques quotidiennes apparait heuristique. D’une part, parce que les choix effectués au sein des familles ne peuvent se réduire à la somme des pratiques individuelles : les interactions, au sein du couple et d’une génération à l’autre, témoignent de modes d’adaptation et de résistance à l’œuvre. D’autre part, parce que cette approche met l’accent sur la dimension longitudinale, essentielle pour comprendre comment les changements peuvent advenir, et les logiques d’interdépendance entre les différents domaines de la vie familiale (l’alimentation, les transports, le logement, les loisirs…). Enfin, adopter un mode de vie plus apte à s’adapter aux crises environnementales implique de considérer simultanément les ressources des familles et l’univers des contraintes qui s’imposent à elles. Une attention particulière sera portée aux variations selon les milieux sociaux car, les ressources et les contraintes n’étant pas de même ampleur, l’enjeu est notamment fort pour les familles des classes populaires. Dans cette perspective, un partenariat est constitué avec l’ONG Oxfam France qui financera une thèse en convention Cifre. Deux modes d’enquête complémentaires seront mobilisés : une enquête quantitative par questionnaire auprès d’un vaste échantillon représentatif, une enquête qualitative par entretiens biographiques. Des groupes de discussion constitueront une première étape de l’échange engagé avec la société civile. Le consortium sera composé de trois entités : l’équipe scientifique, rassemblant les compétences appropriées ; un conseil scientifique qui réunira des personnalités pour leurs implications dans le champ environnemental ; un comité de porteurs d’enjeux avec lequel seront élaborées des connaissances propres à favoriser des retombées sociétales.
Coordination du projet
Emmanuelle Santelli (Centre Max Weber)
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Partenariat
CMW Centre Max Weber
Université de Lille
Aide de l'ANR 321 837 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2024
- 42 Mois