La pollution atmosphérique comme déterminant de la dysrégulation immunitaire à l'origine de la glomérulonéphrite extra-membraneuse – AIRGEM
La pollution atmosphérique fait l'objet de nombreuses recommandations visant à limiter ses effets néfastes sur la santé humaine. Il a été démontré qu'elle induit la production de cytokines pro-inflammatoires, telles que l'interleukine (IL) 1ß et l'IL-6. De nombreuses études ont observé un lien entre l'émergence de maladies auto-immunes et la pollution atmosphérique. On pense que les maladies à médiation immunitaire résultent d'une interaction complexe entre la prédisposition génétique, la dysrégulation immunitaire et les facteurs environnementaux. La glomérulonéphrite extra-membraneuse (GEM) est une maladie auto-immune rare induite par des auto-anticorps dirigés contre les protéines des podocytes dont l'incidence est en augmentation au cours des dernières décennies. Des études épidémiologiques ont montré une interaction entre l'exposition à la pollution atmosphérique et l'incidence de la GEM. Très peu d'études prospectives se sont intéressées à l'impact de la pollution atmosphérique sur l'orientation du système immunitaire dans des conditions de vie réelle et à l'impact de cette orientation sur l'émergence de maladies auto-immunes ou, dans des conditions expérimentales sur la fonction podocytaire. Nous émettons l'hypothèse que la pollution atmosphérique déclenche une dysrégulation immunitaire proinflammatoire de type Th17 qui, à son tour, favorise l'apparition de la GEM. Nous réaliserons une étude prospective et des approches in vitro originales qui nous permettront d'affiner les données relatives au rôle de l'exposition aux polluants atmosphériques sur la dysrégulation de la voie Th17 et la susceptibilité à la GEM. En outre, nous utiliserons des modèles in vivo pour déterminer dans quelle mesure l'exposition aux polluants atmosphériques entraîne une inflammation tissulaire médiée par la voie Th17. Enfin, nous déterminerons comment les polluants atmosphériques affectent directement les podocytes et l'épithélium pulmonaire.
Coordination du projet
Barbara Seitz-Polski (Unité de Recherche Clinique Côte d'Azur)
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Partenariat
UR2CA Unité de Recherche Clinique Côte d'Azur
IRCAN Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement, Nice
LP2M Laboratoire de Physio-Médecine Moléculaire
IRCAN Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement, Nice
IBV Institut de Biologie Valrose
Aide de l'ANR 559 358 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2024
- 48 Mois