Microplastiques et protozoaire pathogène Cryptosporidium : étude d'une double menace – RAPPORTEUR
Les microplastiques (MP) sont un contaminant largement répandu dans le monde, créant des surfaces artificielles pour la colonisation microbienne connue sous le nom de "Plastisphère". La contamination des écosystèmes aquatiques par les MP est préoccupante pour la santé humaine et la faune. Notre étude se concentre sur l'interaction entre les microplastiques et le protozoaire zoonotique Cryptosporidium, un domaine de recherche jusqu'ici inexploré. Des recherches approfondies ont été menées sur ces deux problématiques individuellement, mais l'interaction entre certains microplastiques et les agents pathogènes protozoaires reste à explorer, malgré la prévalence de ces menaces. Cryptosporidium a été choisi en raison de sa reconnaissance par l'Organisation mondiale de la santé en tant que cause sous-estimée de maladies diarrhéiques et de sa persistance dans l'environnement. Les oocystes de Cryptosporidium résistent aux traitements et aux désinfectants couramment utilisés dans l'eau potable, provoquant des diarrhées incoercibles mettant en jeu le pronostic vital des individus immunodéficients et des nourrissons. Ce pathogène peut survivre et se multiplier dans les environnements aquatiques grâce au soutien des biofilms de Pseudomonas aeruginosa. Cependant, l'impact de cette association avec les biofilms sur Cryptosporidium reste à être exploré. Le projet RAPPORTEUR vise à dévoiler la relation complexe entre la pollution par les microplastiques et Cryptosporidium, tout en sensibilisant le public à cette double menace. Étant donné la présence mondiale des MP et de Cryptosporidium chez les poissons et les coquillages, cette étude mettra en lumière une nouvelle voie par laquelle les polluants d'origine humaine peuvent favoriser la transmission des pathogènes dans l'environnement aquatique, avec des répercussions significatives sur la santé de la faune et des êtres humains.
Coordination du projet
Romy Razakandrainibe (Epidémiosurveillance et circulation des parasites dans les environnements)
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Partenariat
ESCAPE Epidémiosurveillance et circulation des parasites dans les environnements
PBS POLYMERES, BIOPOLYMERES, SURFACES
ACTALIA
LA PAGAIE SAUVAGE
Aide de l'ANR 500 472 euros
Début et durée du projet scientifique :
février 2025
- 36 Mois