Exposition orale à des nanoplastiques d’origine biosourcée ou conventionnelle : vers l’identification de nouveaux dangers pour la santé humaine à l'aide conjointe de modèles de digestion in vitro – microPLAstox
Du fait de leurs propriétés diversifiées, les plastiques ont vu leur production augmenter au niveau mondial depuis les années 1950. Ces derniers sont résistants à la dégradation, ce qui peut conduire à leur accumulation dans l'environnement puis à la libération progressive de particules de petite taille, appelées nanoplastiques (NPL). Récemment, des plastiques biosourcés et biodégradables, comme l'acide polylactique (PLA), ont été conçus pour remplacer leurs homologues pétro-sourcés non biodégradables. Après fragmentation, les NPL se disséminent dans l’environnement (eaux de surface, glace polaire et sols). Les NPL peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire et, à ce jour, le devenir, l'absorption et l'impact des NPL dans le tractus gastro-intestinal humain restent largement méconnus. Les NPL peuvent interagir avec différents paramètres physiologiques, notamment les conditions physico-chimiques pendant la digestion, ainsi que le microbiote intestinal, l'épithélium, le mucus et le système immunitaire. Grâce à la mise en œuvre de modèles in vitro complémentaires mimant les parties haute et basse du tractus gastro-intestinal, le projet microPLAstox a pour objectif d’explorer les conséquences de l'exposition orale à des NPL "réels" marqués à l’or et synthétisés à façon à partir de plastiques conventionnels (polyéthylène) ou biosourcés (PLA), sur l’écosystème digestif humain et la barrière intestinale, vue sous l'angle de l’axe épithélium/mucus/système immunitaire/microbiote. La communication intestin/foie sera également explorée. Des adultes sains seront d’abord étudiés afin de simuler des conditions physiologiques. Puis, l'impact de l'exposition aux NPL sera caractérisé sur une population à risque, soumise à un stress nutritionnel de type régime occidental (microbiote intestinal dysbiotique et fonction barrière mucus/épithélium altérée). Ces résultats seront étayés par des développements analytiques innovants sur les fluides digestifs et les matrices biologiques complexes utilisant une approche multi-échelle à hautes sensibilité et résolution spatiale.
Coordination du projet
Muriel MERCIER-BONIN (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement)
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Partenariat
MEDIS Université Clermont Auvergne
TOXALIM Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
Luxembourg Institute of Science and Technology
Aide de l'ANR 554 788 euros
Début et durée du projet scientifique :
mars 2025
- 48 Mois