CE34 - Contaminants, écosystèmes et santé 2024

Analyser les effets des substances perfluoroalkylées (PFAS) sur les bactéries – PFASBAC

Résumé de soumission

Les substances per et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des produits chimiques variés présents dans les produits d'usage quotidien et très persistants dans tout l'environnement. Elles se bioconcentrent dans la chaîne alimentaire et présentent une toxicité relativement élevée, y compris celles alternatives mises au point après l'interdiction des anciens composés.
La plupart des études toxicologiques ont été réalisées au niveau macroscopique/organisme sur les écosystèmes aquatiques et terrestres et plus récemment, sur la santé humaine. Peu d'études ont utilisé les OMICS pour analyser au niveau cellulaire et global les voies perturbées par ces substances. Plus important encore, très peu d'études ont été réalisées sur les bactéries et les ont principalement traitées comme biomasse dans les études de dissémination des PFAS, et ont analysé les changements dans la diversité des consortia ou dans leurs activités métaboliques globales.
Les communautés bactériennes sont essentielles pour la santé des écosystèmes (purification de l'eau, cycles du carbone et de l'azote, interactions avec les plantes pour l'assimilation des nutriments ou la protection contre les pathogènes...) et aussi pour la santé animale ou humaine (ex. le microbiote).
Pour combler cette lacune, nous proposons d'analyser en détail par protéomique la réponse à divers PFAS de la bactérie modèle Bacillus subtilis présente principalement dans la couche supérieure du sol et qui contribue à la rhizosphère des plantes. Certaines espèces de B. subtilis peuvent également coloniser l'eau douce et salée ainsi que le tractus gastro-intestinal de différentes espèces animales, y compris l'homme. En parallèle, nous étudierons également la bactérie gram-négative Pseudomonas parafulva décrite comme étant capable de biodégrader le PFOA. Nous nous concentrerons sur la compétence, la sporulation et le quorum sensing potentiellement impliqués dans l’acquisition de résistance aux antibiotiques, la production de biofilm, de toxines...

Coordination du projet

Cécile Lelong (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

IPHC Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien
LCBM Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives

Aide de l'ANR 473 416 euros
Début et durée du projet scientifique : novembre 2024 - 48 Mois

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