CE17 - Recherche translationnelle en santé 2024

Rétentions primaires des molaires : décrypter leurs origines moléculaires. – PRIRETORI

Résumé de soumission

Les rétentions primaires des molaires sont des pathologies rares nécessitant une prise en charge précoce dont la prévalence semble augmentée. Des formes familiales (génétiques) et environnementales (non-génétiques) ont été observées, avec des mutations du récepteur PTH1R pour certaines formes familiales, sans pour autant que leur origine moléculaire est pu être précisément établie. Les travaux antérieurs de notre consortium suggèrent que ces rétentions puissent être secondaires à des altérations locales ou systémiques de la signalisation RANKL au cours de la croissance. Le projet présenté a donc pour hypothèse que pendant l'enfance, des altérations transitoires locales ou systémiques de cette signalisation, dont l'origine peut être environnementale ou génétique, soient responsables des rétentions primaires. L'objectif du projet est donc d'établir que pendant la croissance, des perturbations transitoires de cette signalisation dans le complexe dento-alvéolaire sont impliquées dans l'apparition des rétentions primaires. Dans ce but, une approche synergique avec trois axes de recherche sera développée. Le premier est une étude de l'expression des acteurs de la signalisation RANKL dans des échantillons/biopsies de patients du service d'Odontologie de l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Le second est l’identification de l'étiologie moléculaire de toutes les formes familiales. Enfin le troisième est l’investigation des origines des perturbations de la signalisation RANKL impliquées dans l'apparition des formes environnementales, dans un modèle murin, avec deux types d’agents étudiés, des agents pharmacologiques (bisphosphonates, antibiotiques, analgésiques/anti-inflammatoires) et des agents chimiques (perturbateurs endocriniens, pesticides), en s’appuyant sur un questionnaire d’exposition (Exposome) réalisé auprès des patients. La perspective est une meilleure connaissance des origines des rétentions primaires pour un diagnostique et une prise en charge plus précoces.

Coordination du projet

Frédéric Lézot (Institut national de la sante et de la recherche medicale)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

UMR_S933 Institut national de la sante et de la recherche medicale
DMU CHIR Assistance Publique des Hôpitaux de Paris

Aide de l'ANR 368 875 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2024 - 48 Mois

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