Impact des structures lymphoïdes tertiaires et des macrophages produisant du granzyme B sur le rejet après transplantation d'utérus – MARNI
La transplantation d'utérus (TU) permet aux femmes souffrant d'infertilité utérine d'obtenir une grossesse. Du fait de l'augmentation du nombre de procédures, cette technologie pourrait rentrer dans la pratique clinique prochainement. Cependant, elle suscite encore des inquiétudes, notamment en ce qui concerne les mécanismes de rejet , l'absence de biomarqueurs permettant d'identifier les signes précoces de rejet et les conséquences au niveau de l'interface materno-fœtale. Dans une étude préliminaire, nous avons analysé le profil immunitaire de biopsies exocervicales prélevées chez cinq patientes, avant et pendant leur premier épisode de rejet. En utilisant le séquençage de l'ARN, nous avons identifié 530 gènes up-régulés et 207 gènes down-régulés. L’imagerie par cytométrie de masse a confirmé que le rejet était associé à des altérations immunitaires majeures, notamment à la présence de clusters pouvant s’apparenter à des structures de lymphoïdes tertiaires, et à une augmentation des macrophages HLA-DR- exprimant du granzyme B. L'objectif de ce nouveau projet étude sera de confirmer nos données princepts et de caractériser extensivement les différentes populations immunitaires associées au rejet et d’étudier leur impact sur l'interface materno-fœtale. Cette nouvelle étude, sera réalisée à partir d’échantillons provenant d’une nouvelle une cohorte rétrospective et d’une étude prospective multicentrique ouverte (MARNI), en analysant une collection d'échantillons biologiques (incluant biopsies cervicales, frottis et sang, placenta et sang sur cordon ombilical lors de l'accouchement) de receveuses de TU en France (Foch et Rennes), Suède, États-Unis (Houston) et Allemagne (NCT04615221). Les méthodes d'analyse comprendront le RNA sequencing et la qPCR, l’ELISA multiplex, la cytométrie en flux, et l’imagerie par cytométrie de masse. Ces résultats devraient permettre de mieux appréhender les mécanismes de rejet et potentiellement mieux les prévenir et les traiter.
Coordination du projet
Marie Carbonnel (HOPITAL FOCH)
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Partenariat
CIMI Centre d'Immunologie et de Maladies Infectieuses
AHF HOPITAL FOCH
Aide de l'ANR 278 052 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2024
- 36 Mois