CE14 - Physiologie et physiopathologie 2024

THROMBOMODULINE : UNE CIBLE POUR LE TRAITEMENT DE LA THROMBOSE – TREAT

THROMBOMODULINE : UNE CIBLE POUR LE TRAITEMENT DE LA THROMBOSE

Les médicaments antithrombotiques exposent les patients à un risque accru de saignement. De plus, aucun de ces médicaments n'est conçu pour inhiber l'inflammation impliquée dans le développement de la thrombose. Il est donc capital d’identifier de nouvelles stratégies antithrombotiques qui préservent l’hémostase physiologique et qui ciblent l’inflammation.

Création de nouvelles molécules anti thrombotiques et anti inflammatoires

Les médicaments antithrombotiques actuels exposent les patients à un risque accru de saignement. Notre objectif est d’identifier de nouvelles stratégies antithrombotiques qui préservent l’hémostase physiologique. Nous avons identifié une série de molécules qui agissent sur un mécanisme particulier de la coagulation qui n’est pas ciblé par les antithrombotiques classiquement utilisés. Notre projet permettra de déterminer si ces molécules peuvent constituer des précurseurs prometteurs d’agents antithrombotiques. Nous proposons de générer des dérivés améliorés de ces molécules, de caractériser leurs mécanismes d’action et de tester leur efficacité dans la prévention des caillots sanguins dans un modèle murin de thrombose veineuse. La thrombose constitue un enjeu majeur de santé publique, tant en termes de mortalité que d’invalidité à long terme. Les patients doivent suivre un traitement médicamenteux à vie, avec un risque constant de récidive ou d’hémorragie, ce qui a un impact psychosocial dévastateur sur leur qualité de vie. De plus, le vieillissement de la population entraîne une augmentation mécanique des coûts liés aux traitements antithrombotiques. Proposer de nouveaux agents capables de prévenir, de limiter ou de traiter la thrombose, sans risque d'hémorragie, représente une avancée majeure en matière de santé publique, mais aussi d'un point de vue socio-économique, en limitant les coûts liés aux traitements et/ou aux hospitalisations.

1) Une série de molécules proches de la molécule active originale sera générée dans le but d'identifier les parties de la molécule importante pour son activité.

 

2) Les molécules seront testées sur leur capacité à modifier la coagulation (tests in vitro réalisé sur du plasma humain) et à agir sur certains paramètre de l'inflammation (tests in vitro).

 

3) La toxicité cellulaires des molécules sera testée (tests sur cellules en culture).

 

4) L'identification des gènes dont l'expression est modifiée par ces molécules permettra de déterminer leurs effets cellulaires globaux (tests sur cellules en culture).

 

5) L'effet des composés les plus prometteurs sur la formation de caillots sera étudié dans un modèle murin de thrombose.

 

 

 

Nous avons identifié trois molécules qui réduisent la coagulation et certains marqueurs de l'inflammation. Ces molécules présentent une faible toxicité pour les cellules en culture.

 

Deux de ces molécules réduisent la formation du caillot dans un modèle de thrombose veineuse chez la souris.

 

Nous avons établi que ces molécules agissent sur deux étapes de la coagulation.

Nous allons étudier l'impact de ces molécules sur l'intégrité de l'endothélium vasculaire.

Dans nos modèles précliniques, ces molécules sont administrées par injection. Notre objectif est de mettre au point des molécules administrables par voie orale.

 

La thrombose, est une cause majeure de décès dans le monde. Les médicaments antithrombotiques actuellement utilisés agissent en bloquant les étapes critiques de la coagulation, ce qui expose les patients à un risque accru de saignement. De plus, aucun de ces médicaments n'est conçu pour inhiber l'inflammation impliquée dans le développement de la thrombose. Il est donc capital d’identifier de nouvelles stratégies antithrombotiques qui préservent l’hémostase physiologique et qui ciblent l’inflammation. Dans ce contexte, une intervention sur la thrombomoduline, une protéine exprimée à la surface des vaisseaux sanguins et qui possède des fonctions anticoagulante et anti-inflammatoire, nous parait pertinente d'un point de vue thérapeutique.
Notre projet tire avantage des propriétés particulières que nous avons identifiées dans une classe de molécules. Ces molécules augmentent la fixation de la thrombine à la thrombomoduline et modifient la fluidité membranaire, ces deux mécanismes pouvant expliquer leur effet antithrombotique. Nous voulons mieux comprendre le mode d’action de ces molécules afin de les modifier pour obtenir des agents antithrombotiques efficaces.

Coordination du projet

Franck Peiretti (Centre recherche en CardioVasculaire et Nutrition)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

C2VN Centre recherche en CardioVasculaire et Nutrition
MCT Membranes et Cibles Thérapeutiques

Aide de l'ANR 403 742 euros
Début et durée du projet scientifique : octobre 2024 - 42 Mois

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