Définition du rôle des gènes déterminant le sexe dans la plasticité gonadique chez l'homme – PLASTIC-GONAD
Ce projet vise à étudier la plasticité des cellules de soutien gonadiques humaines. La plasticité cellulaire correspond à la capacité des cellules à prendre des caractéristiques différentes lorsqu'elles sont exposées à des conditions environnementales variables. Chez les mammifères, la détermination du sexe aboutit à la formation des cellules de Sertoli (testicules) ou des cellules de la granulosa (ovaires). Alors que l'inversion du sexe gonadique est courante chez les vertébrés inférieurs en réponse à des conditions environnementales changeantes, il est admis qu’une fois formées, les gonades de mammifères conservent leur identité cellulaire. Des recherches chez la souris ont montré que le sexe gonadique peut être étonnamment flexible, la suppression de gènes spécifiques conduisant à une trans-différenciation. Cette proposition vise à explorer dans quelle mesure cette plasticité cellulaire est conservée dans l’espèce humaine.
Le projet repose sur l’utilisation de cellules de soutien des gonades humaines induites in vitro, que nous obtenons à partir de cellules souches pluripotentes. En inhibant l'expression de gènes clés associés à l'identité des cellules de soutien mâles ou femelles, nous examinerons le maintien de l'identité des cellules de type-Sertoli/de type-granulosa. Le transcriptome des cellules résultantes sera analysé et comparé à un atlas de données de référence des gonades fœtales humaines pour identifier les réseaux géniques responsables de la spécification et/ou du maintien du destin cellulaire dans la gonade.
Parallèlement, le projet examinera l'accessibilité à la chromatine dans les processus de spécification et de maintien des cellules de soutien afin d'identifier les gènes et les régions de régulation qui sont impliquées, de manière différentielle ou similaire. Ce projet intègre la reprogrammation cellulaire, la transcriptomique et l'épigénomique à l’échelle de la cellule unique, des analyses bioinformatiques, pour aborder des questions fondamentales sur la plasticité des cellules gonadiques humaines dans une perspective évolutive.
Coordination du projet
Maeva El Zaiat-munsch (Institut Pasteur)
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Partenariat
IP Institut Pasteur
Aide de l'ANR 185 005 euros
Début et durée du projet scientifique :
novembre 2024
- 24 Mois