CE12 - Génétique, génomique et ARN 2024

Réorganisation dynamique nucléolaire en action lors de la réparation de l'ADN – Nu-DyRection

Résumé de soumission

Bien que les effets des agents génotoxiques sur l’ADN et les processus impliqués dans leur élimination aient été étudiés de manière approfondie, on sait très peu de choses sur les mécanismes moléculaires qui gouvernent la reprise des activités cellulaires, telles que la transcription, une fois la réparation de l’ADN terminée. Pourtant, la reprise de la transcription induit par les dommages est essentielle à la survie cellulaire.
En plus de bloquer la transcription, les lésions de l’ADN modifient l’organisation du nucléole, un organite essentiel pour la biogenèse des ribosomes. La structure nucléolaire est altérée par les agents génotoxiques et après la réparation complète des lésions de l'ADN, l'organisation nucléolaire est restaurée.
Cependant, le mécanisme de rétablissement de la structure nucléolaire après l’induction de dommages à l’ADN reste essentiellement inexploré.
Très récemment, nous avons découvert que la protéine SMN (Survie du Neurone Moteur), altérée chez les patients souffrant d'AMS (Atrophie Musculaire Spinale) est un acteur fondamental dans la restauration de l'organisation nucléolaire. Sur la base de ces nouveaux résultats, notre hypothèse de recherche est que l'homéostasie nucléolaire après l'achèvement de la réparation de l'ADN n'est pas un processus passif mais que des nombreuses protéines pourraient contribuer à la restauration de l'organisation nucléolaire.
L'objectif général de ce projet est de découvrir les mécanismes qui régissent la réorganisation nucléolaire après l'induction de dommages à l'ADN.
Nous atteindrons notre objectif en trouvant les acteurs clés qui régissent l'homéostasie nucléolaire pendant et après la réparation de l'ADN et en comprenant comment les nucléoles sont réorganisés dynamiquement suite à un stress génotoxique, ainsi que comment l'homéostasie nucléolaire est restaurée une fois la réparation de l'ADN terminée.

Coordination du projet

Giuseppina Giglia-Mari (Université Claude Bernard Lyon 1)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

PGNM Université Claude Bernard Lyon 1
IGBMC Centre Européen de Recherche en Biologie et en Médecine

Aide de l'ANR 358 326 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2024 - 48 Mois

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