Quels sont les nouveaux facteurs impliqués dans la résolution finale des intermédiaires de recombinaison en méiose? – ResoFIN
Les cassures double brin de l'ADN (CDBs) peuvent survenir accidentellement ou faire partie comme en méiose d’un processus de développement programmés. La réparation fidèle des CDBs passe par la recombinaison homologue et aboutit à la formation de crossing over (CO) suite au clivage (résolution) de la double jonction de Holliday (dHJs). Bien que la recombinaison méiotique soit étudiée depuis des décennies, de nombreux processus moléculaires sous-jacents restent encore flous, essentiellement à cause du manque d'études biochimiques. L’une des questions majeures et encore sans réponse est : Quels sont les acteurs impliqués dans la réparation, la séparation et à la ségrégation des homologues une fois la dHJ clivée? A travers une approche multidisciplinaire basée sur de la protéomique (TurboID), génomique, génétique et biochimie, ce projet répondra à trois questions cruciales : (i) A quelles étapes à lieu la synthèse d’ADN associée à la formation des COs et quels en sont les acteurs majeurs (ii) Comment les dJHs, une fois clivées, se séparent-elles pour permettre la ségrégation des chromosomes? (iii) Quelle est la ligase impliquée dans la résolution des COs ? L’organisme modèle choisi pour ce projet est la levure Saccharomyces cerevisiae pour qui la génétique est la mieux comprise et qui offre un riche éventail d’outils. Sachant que la recombinaison est extrêmement conservée au cours de l’évolution et que la méiose est un processus au cours duquel des centaines de CDBs sont formées et réparées de manière synchrone, les cellules méiotiques de levure sont un modèle idéal pour l’étude de la réparation des CDBs en général. Ce projet nous permettra non seulement d’avoir une image du paysage protéique entourant la résolution des CO mais également d’apporter une nouvelle vision sur un aspect peu exploré de la recombinaison homologue, avec des conséquences sur la fertilité et le maintien de la stabilité du génome, fragile équilibre dans de nombreuses pathologies comme le cancer.
Coordination du projet
Aurore Sanchez (Institut Curie Paris)
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Partenariat
DIG-CANCER Institut Curie Paris
Aide de l'ANR 339 922 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 42 Mois