Caractérisation et modélisation du déclenchement d'éruptions phréatiques récurrentes – COPHRE
Les éruptions phréatiques sont des événements de petite taille mais dangereux qui surviennent avec peu de précurseurs. Elles peuvent éjecter des bombes et des cendres, voire donner lieu à des écoulements pyroclastiques. Malgré la prise de conscience croissante du risque élevé associé aux éruptions phréatiques, un manque de connaissance persiste concernant les processus qui les déclenchent. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour les expliquer, notamment une modulation saisonnière due à l'infiltration de la pluie, des changements dans le système hydrothermal et/ou l'apport du système magmatique en profondeur. Cette absence de connaissances se traduit par une grande incertitude dans la prévision des éruptions phréatiques et dans l'évaluation de l'évolution d'une éruption phréatique en événements phréato-magmatiques ou magmatiques de plus grande envergure.
Le projet COPHRE vise à combler cette lacune de connaissances. Nous allons mener une série d'études complémentaires sur les éruptions phréatiques, notamment : des simulations numériques de la dynamique hydrothermale du système, l'imagerie de la structure interne des parties moins profondes d'un édifice volcanique, et la collecte et l'analyse de données pétrologiques sur des éruptions récentes. Le volcan Copahue est l'un des volcans les plus actifs de la Patagonie et connaît des éruptions phréatiques récurrentes depuis plusieurs années. En raison de son activité et des communautés situées à proximité, il présente le risque volcanique le plus élevé parmi les 39 volcans actifs en Argentine. L'activité phréatique récurrente en cours et la priorité de surveillance font de ce volcan un cas idéal pour appliquer nos investigations. Une meilleure compréhension des processus fondamentaux qui déclenchent les éruptions phréatiques pourrait être utilisée pour atténuer leurs risques sur ce volcan et sur d'autres volcans du monde entier, comme La Soufrière en Guadeloupe.
Coordination du projet
Marina Rosas-Carbajal (Institut de Physique du Globe Paris)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
IPGP Institut de Physique du Globe Paris
Aide de l'ANR 317 881 euros
Début et durée du projet scientifique :
janvier 2025
- 48 Mois