Développement d'outils de gestion et d'analyse des données pour intégrer et faire progresser les initiatives professionnelles et citoyennes de piégeage photographique dans toute l'Europe – BIG_PICTURE
Trouver des voies permettant à l'homme de coexister avec la biodiversité en Europe nécessite des niveaux importants de connaissances actualisées sur le statut, la distribution et l'abondance relative des espèces, ainsi que sur leurs interactions avec l'homme et entre elles. Cela s'explique par le fait que le paysage est dominé par l'homme, avec les pressions et les facteurs qui y sont associés, les multiples formes d'interactions directes et indirectes entre l'homme et la biodiversité, et la nécessité d'une gestion adaptative qui en découle. Une conservation efficace exige une coordination à l'échelle continentale, ce qui nécessite des données à l'échelle continentale. Cela n'est possible que si nous utilisons des méthodes qui (1) peuvent cibler de nombreuses espèces en même temps, et (2) peuvent utiliser des données collectées à des fins très différentes par une diversité de scientifiques professionnels et citoyens. Les pièges photographiques numériques sont l'un de ces outils, dont l'utilisation a explosé ces dernières années. Des dizaines de millions d'images d'animaux sauvages sont produites chaque année dans toute l'Europe. Cependant, les outils de traitement des données et les procédures de partage des données ne sont pas encore suffisamment développés pour permettre une classification, un stockage et un partage efficaces de ces données. Les pièges photographiques sont également utilisés de différentes manières, avec différents protocoles d'échantillonnage sur le terrain utilisés dans différentes zones et dépendant des motivations principales des utilisateurs et des espèces ciblées. Il est difficile de savoir dans quelle mesure les données collectées sous différents régimes peuvent être comparées. Afin de rendre cette vaste ressource de données plus accessible aux scientifiques et aux gestionnaires de la biodiversité, ce projet propose un ensemble de quatre lots de travail interdépendants qui permettront : (1) d'explorer les contraintes juridiques, institutionnelles et sociales liées au partage des données en vue d'identifier les voies permettant de rendre les données aussi ouvertes et disponibles que possible ; (2) de développer des outils d'intelligence artificielle efficaces et adaptés aux besoins des utilisateurs ; (3) d'améliorer la qualité des données et de les rendre plus accessibles. (2) Développer des structures de base de données efficaces et basées sur l'IA qui facilitent le traitement efficace des données brutes, le stockage sûr des données et les formats d'exportation conformes aux normes de données émergentes afin de faciliter le partage des données et l'analyse comparative. (3) Une exploration des outils et des procédures d'analyse statistique qui permettent de maximiser l'intégration des données collectées dans le cadre de différents protocoles dans une analyse commune, en déterminant essentiellement quelles données, sur quelles espèces, peuvent être utilisées pour déterminer quelles inférences. (4) Une série d'analyses de démonstration qui révèlent les possibilités et la valeur ajoutée qui peuvent être obtenues lorsque les données sont mises en commun entre les projets et les pays. Ces analyses illustratives couvriront une série de domaines politiques liés à la biodiversité, notamment One Health, le changement climatique, les espèces envahissantes, la gestion des sites Natura 2000 et la conservation des espèces figurant sur la liste de la directive "Habitats".
Coordination du projet
John LINNELL (Høgskolen i Innlandet)
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Partenariat
Consiglio Nazionale delle Ricerche
Scientific research and development
Wageningen University
CEFE Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive
Norwegian Institute for Nature Research, NINA
Fondazione Edmund Mach
Università degli Studi di Firenze
Sveriges lantbruksuniversitet
University of Primorska
Fakulteta za varstvo okolja (Faculty of Environmental Protection)
Høgskolen i Innlandet
Bavarian Forest National Park
Mammal Research Institute Polish Academy of Sciences
University of Ljubljana, Biotechnical Faculty
Eigen Vermogen van het Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek
Tilburg Law School
University of Castilla-La Mancha
Aide de l'ANR 259 786 euros
Début et durée du projet scientifique :
février 2024
- 36 Mois