Risques microbiens liés au stockage souterrain de l'hydrogène en Europe – HyLife
Atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 nécessite de développer une variété de solutions innovantes pour le système énergétique européen dans lesquelles l'hydrogène pourrait jouer un rôle essentiel en permettant de décarboner certaines industries et de stocker l’énergie. Afin de garantir un approvisionnement en hydrogène vert suffisant et stable dans le temps, il est essentiel de stocker l'excédent d'hydrogène pour éviter une consommation supplémentaire d'énergies non renouvelables et le surcoût de production associé pendant les saisons de forte demande. L'un des défis technologiques consiste à trouver et à exploiter des solutions de stockage flexibles, à grande échelle, compétitives et sécurisées. Le stockage d’hydrogène en milieu souterrain répond à l’ensemble de ces critères via l’injection de gaz dans le sous-sol, principalement dans des structures géologiques de type cavité saline, aquifère saline et dans d’anciens réservoirs gaziers ou d’hydrocarbure. Néanmoins, de nombreuses questions sur le devenir de l'hydrogène lorsqu'il sera injecté dans le sous-sol vivant restent à étudier. En étroite collaboration avec l'industrie (plus d’une vingtaine de compagnies d'énergie et opérateurs de stockage soutiennent le projet), nous voulons faciliter le développement de ces sites de stockage d'énergie en subsurface en évaluant le risque identifié le plus critique : la conversion microbienne. L'activité microbienne peut fortement influencer la viabilité, la sécurité et l'économie du stockage, principalement en consommant l’hydrogène et en produisant un gaz toxique, le sulfure d’hydrogène. L’une des principales problématiques, à laquelle le projet Hylife souhaite répondre, est de pouvoir décrire la diversité microbienne naturelle des systèmes profonds et de comprendre les processus microbiologiques qui auraient lieu lors du stockage d’hydrogène. Il est prévu au cours du projet d’échantillonner, récolter et étudier au laboratoire, selon une méthodologie commune, des communautés microbiennes naturelles sur plus d’une trentaine de sites potentiels à travers l’Europe. L’ensemble des données seront regroupées et cartographiées dans une base de données internationale accessible à la communauté scientifique et aux industriels. De plus les données acquises alimenteront des modèles multi-échelles qui permettront de mieux comprendre les processus biogéochimiques mis en jeux et d’évaluer la viabilité économique et environnementale des sites étudiées. Des stratégies de remédiation seront alors proposées pour rendre un réservoir de stockage viable.
Pour résumer, l'objectif principal de HyLife est de valider l'adéquation des structures souterraines européennes (cavernes/réservoirs) en tant que sites de stockage d'hydrogène sûrs et économiquement viables en étudiant systématiquement les réactions microbiennes potentielles et en identifiant les principaux paramètres d'influence.
Coordination du projet
Sylvain Stephant (BUREAU DE RECHERCHE GEOLOGIQUE ET MINIERE)
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Partenariat
ISODETECT ISODETECT GMBH
NTNU Norwegian University of Science and Technology
Lanxess Lanxess Germany GmbH
OMV OMV (Norge) AS
BRGM BUREAU DE RECHERCHE GEOLOGIQUE ET MINIERE
NORCE Norwegian Research Center As
TUL TECHNICKA UNIVERZITA V LIBERCI
Inria GRA Centre Inria de l’Université Grenoble Alpes
GEOSTOCK GEOSTOCK
Corronation Corronation BV
Schlumberger Norge AS Schlumberger Norge AS
BP BP Exploration
Aide de l'ANR 462 267 euros
Début et durée du projet scientifique :
octobre 2023
- 36 Mois