Politique de retrait des agences des Nations unies des contextes africains d'après-Guerre – POLEXA
Si les opérations internationales ne sont pas censées durer dans le temps, leur retrait conduit souvent à une grande improvisation et parfois au chaos, comme en Afghanistan ou au Mali. Alors que la fin des interventions militaires a fait l’objet d'une attention médiatique et académique importante, la question de la sortie des organisations internationales (OI) des situations d’après-guerre est peu abordée et celle des agences de l’ONU, à vocation sectorielle, l’est encore moins. Pourtant, c’est un enjeu scientifique, pratique et politique crucial. Lorsque les agences de l’ONU décident de réduire ou même de fermer un bureau, elles ne limitent pas seulement le périmètre de l’action publique, elles affectent également les priorités politiques et la relation État-société. Comment le retrait des agences onusiennes façonne-t-il l’élaboration des politiques sectorielles nationales et modifie-t-il l’autorité et la légitimité de l’État en Afrique de l’Ouest et centrale ? C'est la question centrale posée par le projet POLEXA. Plus largement, le retrait des OI offre une perspective précieuse sur les dilemmes rencontrés par les agences de l’ONU sur le terrain dans leur volonté de pacifier, démocratiser et développer les sociétés d’après-guerre. Nous chercherons à comprendre comment elles établissent leurs priorités dans un contexte de réduction de fonds, anticipent l’avenir et gèrent les risques de leur intervention. Enfin, nous examinerons la façon dont elles tentent de passer le relais aux institutions locales et les réceptions des normes et pratiques onusiennes. Nous aborderons ces questions par le biais d’une recherche comparative des cas de la Côte d'Ivoire et République centrafricaine, en plus d’une étude des agences de l’ONU et des réseaux transnationaux à l’échelle régionale. Dans une perspective de sociologie politique des relations internationales, ce projet s’appuiera sur des méthodes qualitatives rigoureuses et l’expertise d’une équipe de recherche complémentaire.
Coordination du projet
Marie SAIGET (UMR 8026 - CERAPS - Centre d'Etudes et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales)
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Partenariat
UMR 8026 - CERAPS - Centre d'Etudes et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales
Aide de l'ANR 197 944 euros
Début et durée du projet scientifique :
janvier 2024
- 48 Mois