Role des cellules oligodendrogliales dans la cognition au cours du vieillissement – OliCog
Dans le système nerveux central, les cellules oligodendrogliales représentent une abondante population cellulaire aux fonctions essentielles, fournissant entre autre une isolation physique et un apport trophique aux neurones. Des cellules progénitrices des oligodendrocytes aux oligodendrocytes myélinisants, cette lignée gliale est donc cruciale pour les fonctions cérébrales, telles que l'apprentissage et la plasticité cognitive. Malheureusement, les capacités oligodendrogliales diminuent avec l'âge, ce qui coïncide avec un profond déclin des capacités cognitives.
Une myélinisation défectueuse liée à l'âge a été attribuée à des changements dans les propriétés intrinsèques des cellules progénitrices des oligodendrocytes adultes et des oligodendrocytes, altérant la formation de nouvelles gaines de myéline. Ces propriétés sont régulées par l'expression coordonnée des facteurs de transcription et des modifications épigénétiques. Nous avons récemment montré que l'hydroxyméthylation de l'ADN, principalement catalysée par l'enzyme Ten-Eleven Translocation 1 (TET1), est un régulateur majeur de la myélinisation chez l'adulte et est défectueuse au cours du vieillissement, quand l'expression de TET1 diminue. Les jeunes souris adultes avec ablation de Tet1 (Tet1cKO) dans les cellules oligodendrogliales récapitulent les caractéristiques d'un phénotype vieillissant, faisant de cette lignée Tet1cKO un modèle puissant pour étudier le rôle du vieillissement oligodendroglial sur la plasticité cérébrale.
L'objectif fondamental de ce projet est de mieux comprendre comment le vieillissement des oligodendrocytes impacte directement la communication neuro-oligodendrogliale au niveau cellulaire et la cognition au niveau comportemental. En exploitant le mécanisme d'activation TET1, dépendant de l'âge, nous développerons de nouveaux outils épigénétiques pour rajeunir les cellules oligodendrogliales et améliorer la plasticité cérébrale au cours du vieillissement.
Coordination du projet
Sarah MOYON (Institut Neurophysiopathologie)
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Partenariat
INP Institut Neurophysiopathologie
Aide de l'ANR 320 878 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2023
- 42 Mois