CE22 - Transports et mobilités, constructions dans les territoires urbains et péri-urbains 2022

Impact des espaces végétalisés sur les niveaux de Polluants Secondaires des Territoires Urbains – VeSPA

Résumé de soumission

Les politiques de développement de villes durables ont mené à des réductions d’émissions de polluants et augmenté le nombre d’espaces végétalisés urbains pour lutter contre les ilots de chaleur, réduire l’empreinte carbone et améliorer la qualité de l’air. Cependant, l’impact des espaces verts urbains sur les niveaux de polluants secondaires (formés dans l’air) demeure mal renseigné. Les espaces verts urbains sont une source de composés organiques volatils biogéniques (COVb) donc la réactivité avec les oxydants mène à la formation d’aérosols organiques secondaires (AOS), une des fractions majeures de l’aérosol (particules en suspension dans l’air) dont les effets sur la santé humaine sont conséquents. L’impact des espaces végétalisés urbains sur les niveaux d’AOS est très incertain, en raison d’un manque de connaissances sur les émissions de COVb en milieu urbain et sur les processus de formation d’AOS (en particulier en mélange avec les émissions anthropiques), démontrant un besoin urgent pour de nouvelles études sur ce sujet.
Le but de VeSPA (impact of Vegetated areas on Secondary Pollutants levels in urban Air) est d’évaluer l’impact des espaces végétalisés urbains sur la qualité de l’air en ville. Il s’agit donc d’étudier la formation d’AOS générés par les émissions de COVb des espaces verts urbains, au travers deux axes de recherche. Le premier axe est dédié à la caractérisation des émissions de COVb de l’échelle de la plante à l’échelle du quartier. Le second est centré sur la réactivité de ces COVb et la formation d’AOS associée, en particulier dans le cas de mélanges avec des COV anthropiques. Cette approche originale combine études de terrain et de laboratoire et sera mise en place sur la ville de Marseille, qui regroupe de nombreux atouts pour ce projet. In fine, VeSPA apportera de nouvelles connaissances permettant de contribuer au développement de villes durables en termes de qualité de l’air dans le contexte du changement climatique.

Coordination du projet

Julien Kammer (Laboratoire de Chimie de l'Environnement)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

LCE Laboratoire de Chimie de l'Environnement

Aide de l'ANR 320 920 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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