Plus qu’un simple “instinct”: Les interactions multi-niveaux cerveau-intestin comme indicateurs dans la prise de décision et le contrôle alimentaires et non-alimentaires – GUT BRAIN DECISION
Pourquoi préférons-nous parfois une part de gâteau au chocolat plutôt qu’une pomme ? Est-ce différent que de décider de dépenser son salaire dans un billet de loterie plutôt que dans une épargne ? Nos choix alimentaires sont uniques parce que notre cerveau doit intégrer des facteurs métaboliques et physiologiques afin de faciliter la prise de décision alimentaire et sa régulation. La décision alimentaire est un phénomène très important à étudier car notre aptitude à faire face à ces enjeux économiques et sociaux tels que l’obésité épidémique dépend de cette compréhension. C’est pourquoi de très diverses disciplines étudient la prise de décision alimentaire. Et pourtant, nous comprenons encore difficilement les raisons de nos choix dans ce que nous mangeons et en quelle quantité. Ceci est dû en partie au fait qu’il n’existe pas assez de collaboration entre les différentes disciplines qui étudient la prise de décision alimentaire. Rapprocher les deux domaines suivants qui ont été mis en parallèle trop longtemps, pourrait faire avancer considérablement les théories actuelles sur la prise de décision alimentaire : (1) La psychologie et les neurosciences du jugement et de la prise de décision (2) la recherche en science de la nutrition et en microbiologie de nos décisions alimentaires. L’objectif de ce projet de recherche est d’être le premier à intégrer concepts et méthodes de ces deux domaines dans un nouveau modèle interdisciplinaire de la prise de décision alimentaire.
Ce projet est divisé en trois parties distinctes qui constituent un seul et même projet plus large et cohérent, sur l’interaction entre l’intestin et le cerveau au moment de la prise de décision alimentaire et de son contrôle. Cela constitue un programme complet basé sur une grande diversité de méthodes scientifiques, comprenant des expériences en laboratoire qui combinent des mesures incitatives et comportementales consécutives avec une imagerie cérébrale fonctionnelle et structurelle, des études sur les lésions cérébrales et les techniques neurostimulatives, et le séquençage du microbiome, mais également des études de terrain utilisant les méthodes de sondage. Les résultats de notre recherche contribueront à élaborer un tout nouveau fondement théorique des processus de maîtrise de soi.
Coordination du projet
Hilke Plassmann (INSEAD)
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Partenariat
INSEAD
Aide de l'ANR 150 000 euros
Début et durée du projet scientifique :
juin 2017
- 24 Mois