MATETPRO - Matériaux Fonctionnels et Procédés Innovants 2010

Electronique imprimée pour l’emballage sécurisé du futur – PEPS

Résumé de soumission

La lutte contre la contrefaçon est une priorité Nationale majeure pour le Ministère du Budget, le comité Colbert, mais également Internationale avec le nouveau plan douanier Européen de mars 2009. Les enjeux sont d’importance considérable, liés aux pertes financières des entreprises, aux pertes d’emploi et à la dégradation de l’image de marque des sociétés. En effet, les produits contrefaits, très souvent basés sur des matériaux et procédés de piètre qualité ne sont jamais soumis aux tests légaux de conformité. Indépendamment de la robustesse, ceux ci peuvent gravement mettre en danger les utilisateurs. Les composés utilisés dans les articles contrefaits posent également des problèmes de recyclage, liés à la non prise en compte du cycle de vie des produits lors de la phase de conception. Les dernières statistiques douanières de 2009 montrent que ce phénomène est en pleine expansion.
La protection des marques est aujourd’hui prise au sérieux, et doit être intégrée dès le début du cycle de vie du produit, lors de sa phase de conception. Tous les acteurs s’accordent à dire que seule la technologie est en mesure de fournir des outils permettant de détecter les contrefaçons. La solution idéale serait basée sur une technologie difficile à mettre en œuvre pour les contrefacteurs, peu coûteuse et dont le dispositif serait très facilement identifiable par les autorités lors des contrôles, mais également par les particuliers. La démonstration de la faisabilité scientifique d’un tel dispositif est la ligne directrice de notre projet de recherche. Elle est basée sur la réalisation d’un concept en électronique imprimée à travers la juxtaposition de composants directement imprimés sur les emballages des produits. Ce dispositif consiste en un afficheur qui va s’activer grâce à l’énergie apportée par un téléphone portable mis dans l’environnement proche du système. Hormis la zone de l’afficheur, l’ensemble de l’électronique imprimée pourra être caché par une couche masquante réalisée en impression traditionnelle.
Chaque brique fonctionnelle, ainsi que leur assemblage, comportent un ensemble de difficultés à résoudre, ce qui constitue une garantie de fiabilité du dispositif de protection envisagé. La solution est donc difficile à reproduire, bas coût et grâce à l’usage du téléphone portable, ne nécessite pas de lecteur particulier, contrairement aux techniques utilisant la RFID ou l’ADN. D’une façon générale, le consortium aura à travailler sur les matériaux et les procédés pour assurer une robustesse suffisante des composants produits par des techniques de dépose rapide des « encres fonctionnelles» sur papier, Jet d’encre et Flexographie, ainsi que de leur connectique au cours du temps. Les matériaux choisis et leur mise en œuvre feront l’objet d’une analyse de cycle de vie, de façon à minimiser dès la conception du produit l’impact sur l’environnement et s’assurer de sa recyclabilité.
Les premières applications visées touchent tous les domaines des produits manufacturés avec l’intégration du dispositif directement sur l’emballage. Bien évidemment ce dispositif ne saurait être limité au secteur de l’emballage mais pourrait également être utilisé pour les papiers fiduciaires, les ordonnances sécurisées….
Cependant, l’impact de ce projet est beaucoup plus large que sur les applications citées, puisqu’il va permettre de doter les substrats cellulosiques des caractéristiques barrières et d’état de surface nécessaires à l’impression de composants en électronique imprimée. Il permettra de démontrer la faisabilité technique et industrielle de l’électronique imprimée sur papier aux donneurs d’ordre et aux PME de toute la filière papetière. A terme, il devra permettre à l’industrie papetière avale (transformation, imprimeurs) de se doter des outils et du savoir faire pour intégrer dans leurs productions l’électronique imprimée et offrir à leurs clients de nouveaux produits et services.

Coordination du projet

Guy EYMIN PETOT TOURTOLLET (CENTRE TECHNIQUE DU PAPIER)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

L&D PAPETERIES LUQUET ET DURANTON
ICMCB-CNRS CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION AQUITAINE LIMOUSIN
CTP CENTRE TECHNIQUE DU PAPIER
IMEP-LAHC INSTITUT POLYTECHNIQUE DE GRENOBLE

Aide de l'ANR 1 053 911 euros
Début et durée du projet scientifique : - 42 Mois

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