Développement Environnemental de la Filière Viande – DEFIVIANDES
Ce projet de recherche se propose d’aborder l’analyse de la filière agro-alimentaire « viande » de la production de la matière première (élevage) à l’abattage sous deux angles : d'une part les aspects impacts environnementaux avec les volets bilans pollution associés à la dépense et à la récupération d’énergie, et d'autre part les aspects risques sanitaires émergents avec principalement la mise en exergue et l’étude scientifique de la dissémination potentielle de l’antibiorésistance, ces deux aspects étant liés. Ainsi le programme propose, sur la base d’un bilan environnemental de la filière de production « viande », choisie comme modèle, de caractériser cette activité en terme environnementaux (intrant – sortant – impact), de définir les effluents qui en sont issus à chacune des étapes industrielles, de proposer une méthodologie débouchant sur un choix de procédés ou de prétraitements efficaces. Dans ce cadre, la validation d'installation de petite taille (<50kW) de méthanisation des déchets est caractérisée en terme d'efficacité énergétique, environnemental, économique et sanitaire afin de qualifier son efficacité vids a vis de molécules emergentes. L'émergence et la dissémination de la résistance aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique. Les filières viandes, du fait de la prise d'antibiotiques pendant le cycle de vie de l'animal, sont une des sources reconnues de dissémination de la multirésistance bactérienne dans l’environnement. La compréhension des différents mécanismes afférents, aux travers des unités de production et la proposition d’indicateurs de surveillance, restent encore du domaine de l’exploration scientifique. Les charges microbiologiques liées à la filière seront évaluées et la dissémination de l’antibiorésistance sera qualifiée par trois méthodes différentes : la caractérisation des souches d’E. coli d’origine animale et leur phénotypage avec la recherche de l’association gènes de virulence/gènes de résistance, la recherche spécifique d'intégrons porteurs de résistance, et la susceptibilité au transfert du plasmide pB10 en milieu anthropisé. Des indicateurs de gestion et des procédés de minimisation des impacts environnementaux et sanitaires scientifiquement justifiées et économiquement acceptables sont proposés.
Coordination du projet
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Partenariat
Aide de l'ANR 740 446 euros
Début et durée du projet scientifique :
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