BLANC - Blanc 2009

Mécanismes permettant à un pathogène bactérien, Neisseria meningitidis, de modifier l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique – NEMEBRAIN

Résumé de soumission

Un des principaux obstacles au traitement des affections du système nerveux central est la capacité à délivrer des principes thérapeutiques dans le parenchyme cérébral et ceci en raison de l?existence d?une véritable barrière entre le sang et le cerveau. Cette barrière est le fait des jonctions intercellulaires serrées qui existent entre cellules endothéliales des capillaires cérébraux. Lors de septicémies, cette barrière restent imperméable aux bactéries circulantes. Seuls certains pathogènes, comme Neisseria meningitidis agent de la méningite cérébrospinale, ont la capacité de modifier l?intégrité de cette barrière pour la franchir et envahir les méninges. Ce franchissement a lieu lors d?une interaction directe entre les pili de la bactérie et les cellules endothéliales. Le but de ce projet de recherche est de mettre en évidence le mécanisme et le type d?interaction entre la bactérie et la cellule endothélial cérébrale permettant l?ouverture de la barrière hémato-encéphalique (BHE). L?absence de modèles in vitro d?origine humaine a longtemps été un handicap majeur à l?étude de la BHE. La récente description d?une lignée de cellules endothéliales cérébrales formant in vitro des jonctions serrées a permis d?obtenir des résultats préliminaires laissant augurer de la possibilité d?atteindre les objectifs fixés dans ce projet. Grâce à l?utilisation de cette lignée et en collaboration étroite, les 3 partenaires de ce projet ont mis en évidence que l?interaction entre les pili de N.meningitidis et les cellules endothéliales cérébrales conduisait à une délocalisation des protéines de jonctions intercellulaires et à leur recrutement au siège de l?interaction entre les bactéries et les cellules. Cette délocalisation fragilise ainsi les barrières intercellulaires et favorise donc le franchissement de cette barrière par la bactérie. D?autre part des résultats préliminaires montrent que les signaux nécessaires à cette délocalisation sont probablement médiés par une interaction entre deux récepteurs cellulaires, le CD147 nécessaire à l?adhésion bactérienne et les récepteurs beta2 adrénergiques nécessaires à la transmission des signaux. Le but de ce projet de recherche est de confirmer le rôle de la délocalisation des protéines de jonctions intercellulaires dans l?ouverture des espaces intercellulaires et de disséquer les mécanismes des interactions bactéries CD147/récepteurs béta2 adrénergiques qui conduisent à cette délocalisation

Coordination du projet

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 451 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 0 Mois

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