Biopuces à polysaccharides pariétaux en génomique fonctionnelle – WALLARAY
Le projet rassemble des équipes de recherche de plusieurs instituts publics CEA, CNRS et INRA, des universités de Grenoble et Toulouse et de la société privée Genoptics. Ces équipes développent des recherches dans les domaines de la physico-chimie, la chimie, la biologie structurale et la biologie végétale. Les parois cellulaires sont des structures composites naturelles, renfermant essentiellement des polymères de fortes masses moléculaires (polysaccharides et lignines) et des protéines interagissant avec ces polymères. Les parois cellulaires sont des structures dynamiques impliquées dans la division, l'expansion, la différentiation et l'adhérence cellulaire contrôlant ainsi la morphologie de la plante. Les parois sont également la source de signaux oligosaccharidiques: leur reconnaissance moléculaire contrôle des processus liés au développement et même l'issue d'interactions entre plantes et microorganismes. Ces dernières années, des progrès décisifs en génomique, protéomique, glycomique et bio-informatique ont considérablement augmenté nos connaissances des gènes et des protéines liés à la paroi, en particulier les gènes et les protéines interagissant, ou encore modifiant les polysaccharides pariétaux. Toutefois, très peu d'entre eux ont une fonction expérimentalement démontrée. Ainsi, toutes les données structurales ou fonctionnelles concernant l'interaction du glycome pariétal (défini comme l'ensemble de structures glucidiques de la paroi) et du protéome pariétal (l'ensemble des protéines) sont d'un grand intérêt afin de comprendre la dynamique et la signalisation pariétale. Le but du projet est de développer des biopuces à polysaccharides pariétaux comme outils innovants pour sélectionner des protéines capables d'interactions et évaluer leur spécificité. Le projet rassemble des nouvelles technologies déjà éprouvées: de la constitution de collections de polysaccharides pariétaux et leur fixation à une surface, à la production de protéines pariétales et l'analyse de leurs interactions avec des polysaccharides par imagerie en résonance plasmonique de surface, au développement de logiciels pour la prédiction des interactions protéines-polysaccharides. La compréhension des interactions protéines/polysaccharides au niveau des surfaces cellulaires complète les données de protéomique et de glycomique, et représente une étape essentielle en post-génomique. Par ailleurs, les parois des plantes sont les constituants les plus abondants de la biomasse végétale. Les matériaux de la paroi (cellulose, pectines) ont été largement exploités par les industries alimentaires et non-alimentaires. Avec la reconnaissance actuelle des molécules glucidiques comme vecteurs de propriétés biologiques, les sociétés de glyco-biotechnologie sont apparues. Les biopuces à polysaccharides seront un outil utile pour l'élaboration de nouveaux matériaux, la découverte ou la modification d'enzymes intervenant sur les polysaccharides pariétaux, l'amélioration des espèces végétales
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
COMMISSARIAT A L'ENERGIE ATOMIQUE ET AUX ENERGIES ALTERNATIVES - CENTRE DE GRENOBLE
Aide de l'ANR 152 534 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 12 Mois