Contaminants et intéractions au sein des ecosystèmes lagunaires – CIEL
Les lagunes constituent des « réceptacles finaux » d’émissions polluantes d'origine agricole, industrielle et urbaine. A cette multi-contamination chimique, s'ajoute des stress d'ordre biotique tels que les parasites dont les cycles biologiques sont favorisés par le confinement. Ces milieux, tout d’abord désignés comme des « nourriceries», sont maintenant compris comme des « pièges de qualité sanitaire médiocre » Le Projet CIEL a pour objectif principal la caractérisation de la vulnérabilité des poissons (l'anguille) soumis à une multi-contamination et à des parasitoses au sein de ces écosystèmes aquatiques perturbés. Notre projet comprend deux approches complémentaires : l’une in situ (milieu lagunaire), et l’autre en conditions expérimentales.En milieu naturel, nous caractériserons et analyserons les conditions physico-chimiques de l’écosystème, nous quantifierons le degré de contamination chimique dans les différents compartiments du milieu (l’eau, les sédiments et le compartiment biologique), et établirons la capacité qu’à le modèle biologique à mettre en place des réponses physiologiques adaptées.nous déterminerons la pression exercée par les macro parasites et établirons la capacité qu’à le modèle biologique à mettre en place des réponses physiologiques adaptées.Les recherches concerneront les effets observables au niveau de la physiologie des individus à différents niveaux d’intégration (individuel, organique et tissulaire, cellulaire, moléculaire) et avec différentes approches complémentaires (histocytologie, mesures d’activités enzymatiques, étude de l’expression différentielle de gènes d’intérêt). Nous chercherons en particulier l’existence d’éventuelles perturbations de la physiologie de l’anguille, à travers l’étude des pathologies hépatiques et branchiales, et l’analyse des capacités des anguilles à lutter contre le stress oxydant, à mettre en œuvre des processus de détoxication, à osmoréguler ou encore à mettre en jeu une immunité non spécifique. En conditions expérimentales, nous établirons la dynamique de la contamination chimique (CuSO4) et la réponse physiologique des anguilles confrontés au contaminant chimique et/ou à un parasite (Anguillicola crassus) à l'aide des mêmes biomarqueurs. Une analyse novatrice de l’impact hépatique du cuivre et/ou du parasite sur l’expression de gènes impliqués dans les processus apoptiques confortera l’approche physiologique. Par ailleurs, nous chercherons à évaluer les effets potentiels du cuivre sur la réussite d’infestation et sur le développement du parasite, et à tester la capacité de bioaccumulation du nématode, ce qui permettra d’aborder de façon originale la circulation et le transfert de ce polluant entre les différents compartiments biologiques L’ensemble des deux approches nous permettra d’estimer l’état de stress en rapport avec l'état sanitaire des individus, mais aussi d’inférer les risques sanitaires encourus consommateur par analyse de la contamination musculaire du poisson.
Coordination du projet
Université
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
Aide de l'ANR 648 206 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois