Systeme d'informations numeriques de l'emploi des textes dans l'ornementation des monuments bouddhiques : expérimentation sur la tombe de l'empereur Qianlong – SINETOMB
Alors qu'elle suit le modèle des sépultures impériales chinoises dans sa structure interne et extérieure, la tombe de l'empereur Qianlong (r. 1736-1796), classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000, se distingue par les inscriptions (30 000 caractères) qui sont gravées sur les murs et les voûtes et qui sont exclusivement en écriture tibétaine et en lantsa, une écriture dérivée de l'alphabet indien. Bien que la présence de représentations bouddhiques sur les portes des différentes chambres funéraires ainsi que sur les murs et sur les voûtes ait permis de reconnaître le caractère bouddhique de ces inscriptions, trente ans après l'ouverture de la tombe ces inscriptions demeuraient non identifiées. Depuis 2004, Francoise Wang (UMR 8155) en a fait le relevé manuscrit et a identifié la majeure partie de ces textes. Dans le cadre du projet SINETOMB, un partenariat a été mis en place avec l'équipe MAP (UMR 694) afin de réaliser la numérisation et la modélisation 3D de la tombe. Outre la possibilité d'une étude plus complète de ces inscriptions en les intégrant dans l'étude monumentale faite du point de vue architectural de la tombe, la numérisation et la modélisation 3D permettront de mettre clairement en évidence les résultats de l'étude des inscriptions et de façon plus précise les lignes directrices de la conception du programme ornemental de la tombe impériale, à savoir recréer de façon virtuelle un stupa, monument funéraire bouddhique dans une architecture sans aucune connotation religieuse. La numérisation des inscriptions est également précieuse pour la conservation de ce site actuellement confronté à de graves problèmes d'infiltrations d'eau. Ce projet permettra également de développer un système d'informations numériques et il sera ainsi le premier à mettre à disposition des chercheurs du monde entier via Internet une plateforme de données sur l'utilisation architecturale de textes bouddhiques. Cette base de données sera dans un premier temps centrée sur les textes liés aux rituels funéraires et à ceux qui sont associés à la construction et la consécration de stupas, mais il sera possible, grâce à l'Internet, de mettre à jour cette plateforme et de l'étendre, notamment à d'autres sites. Cela permettra de mettre en place un programme de recherches plus large regroupant des chercheurs des différentes aires culturelles bouddhiques afin de travailler sur le rôle de l'écrit dans l'architecture et plus particulièrement dans l'architecture religieuse de type cosmologique. Un colloque international organisé à Pékin en 2011 sur « L'utilisation de l'écrit religieux dans l'architecture » sera la première grande manifestation scientifique résultant de ce projet de numérisation et de modélisation 3D de la tombe de Qianlong. Il permettra de faire connaître à l'ensemble de la communauté scientifique les résultats obtenus, notamment le système d'informations numériques. Ce colloque est conçu comme un tremplin permettant de réunir d'autres chercheurs dans le cadre d'un nouveau projet plus vaste visant à approfondir les recherches sur l'architecture bouddhique cosmologique, notamment, mais pas uniquement, celle des stupas.
Coordination du projet
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR PARIS A (Divers public)
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Partenariat
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR PARIS A
Aide de l'ANR 280 000 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois