Fonctions optiqUes pour les Transmissions à très haUt débit dans le Réseau c&oelig,ur – FUTUR
Le projet exploratoire FUTUR a pour objectifs de développer et d'étudier des techniques tout-optiques de
traitement du signal pour les transmissions longues distances à très hauts débits (160 Gbit/s et plus). Au
coeur de la thématique « Haut-Débit » de l'appel à projet Télécommunications 2006, ce projet, porté par
l'UMR FOTON, se justifie par les besoins en fonctions tout-optiques bas-coût pour le traitement tout-optique
du signal, répondant à la montée en débit des réseaux d'accès et, par voie de conséquence, du réseau
coeur. Pour atteindre cet objectif dans un délai de 3 ans, l'UMR FOTON, spécialiste des fonctions optiques
pour les télécommunications, s'est entourée de partenaires académiques et industriels reconnus et déjà
fortement impliqués dans le domaine des télécommunications optiques : le LPUB de Dijon, spécialiste des
communications optiques à très-haut débit, le LPN de Marcoussis, spécialiste en matière de composants
innovants à base de semi-conducteurs, Le LVC de Rennes, spécialistes de la synthèse de verres fortement
non-linéaires pour les applications en télécommunications, PERFOS et iXFiber de Lannion, spécialistes en
matière de fabrication de fibres optiques innovantes, et Alcatel-Thales III-V Lab de Marcoussis, spécialiste
des semi-conducteurs III-V. Les compétences de ces partenaires seront utilisées dans le but final de
proposer la première démonstration expérimentale d'une ligne de transmission optiquement régénérée à
160 Gbit/s. Pour y parvenir, la première étape sera d'optimiser une ligne de transmission à 160 Gbit/s grâce
à un procédé original utilisant une fibre de ligne à gestion de la dispersion dense. Cette fibre sera
spécialement conçue et fabriquée dans le cadre du projet. Ensuite, le consortium FUTUR se proposera
d'explorer des fonctions à base de fibres optiques et des fonctions à base de semi-conducteurs. Des fibres
optiques non-linéaires innovantes (fibres microstructurées silice et fibres microstructurées chalcogénure)
seront fabriquées et optimisées dans le but de réaliser les fonctions de régénération optique et d'attraction
de polarisation. Des architectures originales associant des composants à semi-conducteurs (absorbants
saturables et amplificateurs à semi-conducteurs) seront utilisées pour réaliser les fonctions de régénération
optique et de conversion de longueur d'onde. Enfin, ces fonctions seront insérées au sein de la ligne de
transmission à 160 Gbit/s qui sera ensuite caractérisée. Les principaux verrous scientifiques à lever
concernent la fabrication de fibres optiques innovantes (fibres de ligne et fibres non-linéaires), l'utilisation
en transmission de la fonction d'attraction de polarisation et la démonstration du fonctionnement à 160
Gbit/s des architectures à base de semi-conducteurs. Outre la reconnaissance scientifique des équipes sur
le plan international, la démonstration d'une ligne mono-canal optiquement régénérée à 160 Gbit/s ouvrira
la voie à l'étude du multiplexage en longueur d'onde et au passage à des débits supérieurs. Des retombées
économiques pourraient également avoir lieu grâce à un transfert vers l'industrie des technologies fibres
développées au cours de ce projet.
Coordination du projet
Université
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
Aide de l'ANR 1 055 786 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois