Processus de stabilisation des matières organiques dans les horizons profonds de sols limoneux sous prairie ou culture – Procésus de stabilisation
L’augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique due à la combustion des ressources fossiles et à la déforestation est aujourd’hui un des grands problèmes environnementaux. Le stockage du carbone dans le sol est souvent cité comme possibilité importante pour compenser ce phénomène. Le potentiel des sols français à stocker du carbone est actuellement évalué pour l’horizon labouré, i.e. les premiers 30 cm. Toutefois, des travaux récents ont montré qu’une proportion importante du carbone des sols est stockée dans les horizons B et C. Il a été suggéré que les processus conduisant à la stabilisation des MOS différent dans les horizons profonds par rapport à la surface. Nous proposons de déterminer les paramètres de premier ordre expliquant ces processus dans les horizons profonds. Il a été montré que la distribution spatiale de la MOS et de la biomasse microbienne est structurée et liée aux zones d’écoulement préférentiels et aux pores. Pour comprendre le fonctionnement et la stabilisation des MOS dans les horizons profonds, l’organisation spatiale du sol devrait être prise en compte. Le plan expérimental de ce projet est conçu autour de l’hypothèse principale qu’il existe au sein du profil trois zones avec un fonctionnement contrasté. Basé sur cette hypothèse nous effectuerons un échantillonnage qui nous permettra de prendre en compte cette spatialisation. Une série d’analyses chimiques et physico-chimiques sera conduite pour déterminer l’origine des MOS et quantifier leur stabilisation par interaction avec la phase minérale. Un ensemble d’analyses microbiologiques permettra de quantifier la co-localisation des MOS et des micro-organismes dans le profil et de déterminer l’importance des conditions environnementales pour la persistance des MOS dans les horizons profonds. Les résultats attendus concernent les stocks de carbone qui seront évalués pour la première fois jusqu’à deux mètres pour les sols limoneux sous culture. Une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes de stabilisation et de l’évaluation du potentiel des sols à stocker le carbone pourrait également être attendu des résultats de ce projet. Ces données serviront à améliorer les modèles prédictifs de la dynamique du C dans les sols par une prise en compte spécifique des horizons profonds.
Coordination du projet
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Partenariat
Aide de l'ANR 30 000 euros
Début et durée du projet scientifique :
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