Ciblage des voies cardiométaboliques pour rétablir l'horloge biologique des monocytes – MOTACARD
Les maladies cardiovasculaires (CVD) sont la première cause de mortalité dans le monde avec 17 millions de décès par an. Elles représentent ainsi un problème de santé majeur. L’athérosclérose, cause principale des CVD, est caractérisée par l’accumulation de lipides et de leucocytes dans la lumière des artères, conduisant à leur rétrécissement et à leur disfonctionnement. Malgré les thérapeutiques proposées, l’incidence des maladies cardiovasculaires augmentera fortement dans les années futures, imposant ainsi un effort considérable sur les systèmes de santé. L’athérosclérose est maintenant reconnue comme une maladie inflammatoire chronique mais la réponse immunitaire qui lui est associée reste encore mal comprise. Le nombre de leucocytes sanguins, et en particulier celui des monocytes, sont tous deux prédictifs des CVD. Le recrutement des monocytes inflammatoires Ly6Chi dans les lésions est un mécanisme précoce : ceux-ci se différencient en macrophages dans la plaque et contribuent ainsi à sa croissance. En accord avec ce scénario, le nombre de monocytes circulant chez l’homme, comme chez la souris, corrèle avec la sévérité de la pathologie. De plus, le ciblage de ce recrutement par le biais du blocage de CCR2 (C-C motif chemokine receptor 2) empêche le développement de la plaque d’athérome. Ainsi de nombreuses recherches sont centrées sur la définition des cytokines et du micro-environnement impliqué dans le recrutement des monocytes. Par contre, peu d’études ont cherchées à comprendre comment le métabolisme de ces cellules est modifié et affecte le recrutement des monocytes. L’étude des voies métaboliques participant au recrutement des monocytes ainsi que leur modulation pourrait ainsi conduire à de nouvelles opportunités thérapeutiques.
Coordination du projet
Stoyan Ivanov (CENTRE MEDITERRANEEN DE MEDECINE MOLECULAIRE)
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Partenariat
Inserm CENTRE MEDITERRANEEN DE MEDECINE MOLECULAIRE
Aide de l'ANR 217 512 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2017
- 42 Mois