Validation d'un propigmentant cutané d'origine lichénique – PIGMELICH
Validation d’un propigmentant cutané d’origine lichénique
Une pigmentation irrégulière peut conduire à un manque de bien-être psychologique. Même si de nombreux agents pro ou dépigmentant existent, trouver des molécules mieux tolérées et qui agissent en absence d’exposition UV-solaire reste un défi à relever.
Identification de molécules modulant la synthèse de la mélanine
Le rayonnement UV est le principal agent étiologique de la plupart des types de cancer de la peau et un facteur clé responsable du photo vieillissement cutané. Les systèmes endogènes de protection comprennent la pigmentation, l’épaississement épidermique, les complexes antioxydants et les systèmes de réparation de l’ADN. Ils sont nécessaires à la mise en place d’une photo protection physiologique. Les campagnes de santé publique soulignent l’importance de cette photo protection associée à l’utilisation d’agents protecteurs. L’identification de molécules capables de moduler la pigmentation et la connaissance des mécanismes d’action sont donc essentielles pour traiter les désordres pigmentaires. L’identification de telles molécules capables d’induire la synthèse de mélanine en toute sécurité reste un défi crucial.
La synthèse des premiers dérivés lichéniques énantiopurs s’est effectuée en 6 ou en 7 étapes suivant les dérivés, avec des rendements allant de 15 à 20%. Les composés ainsi obtenus sont à chaque fois testés sur des cellules B16 issues d’un mélanome murin aussi bien d’un point de vue toxicité que d’un point de vue production de mélanine. Une fois les molécules validées à l’aide du modèle cellulaire, les molécules sont testées ex vivo à l’aide de culture organotypique d’explants de peau de souris.
Plusieurs dérivés ont été synthétisés afin de déterminer la meilleure configuration stéréochimique permettant une augmentation de la pigmentation. Les molécules augmentent la production de mélanine d’environ 20% dans des cellules B16 dont la voie de pigmentation n’est pas au préalable stimulée.
Les perspectives de ce projet sont de caractériser le mode d’action de ces molécules, afin de pouvoir proposer des molécules modulant la pigmentation pour un but thérapeutique et cosmétique.
- Les résultats obtenus depuis le démarrage du projet ANR, sont essentiels pour conforter l’intérêt des molécules et permettront d’envisager une extension à l’international du brevet
- Extension PCT 04/03/2011
- Le 18/04/2012: Dépot d'un second Brevet découlant des travaux réalisés dans le cadre de l'ANR emergence PIGMELICH
- Novembre 2013: publication en cours de rédaction
La pigmentation de la peau est une des caractéristiques majeures de l’individu auxquelles sont associées des enjeux sociaux fondamentaux. Ainsi, des désordres pigmentaires comme le vitiligo peuvent être psychologiquement très traumatisants. De même, selon les époques le « bronzage » a été considéré différemment. Actuellement en raison des risques de cancérisation dû à des expositions solaires inconsidérées, des alternatives sécurisées sont recherchées et constituent un enjeu économique extrêmement porteur. Des autobronzants non protecteurs sont actuellement proposés, mais l’identification de produits originaux stimulant la synthèse de mélanine en toute sécurité et en absence d’irradiation UV est un défi à relever tant sur le plan thérapeutique que cosmétique.
Les Lichens sont des organismes symbiotiques (algue-champignon) qui survivent dans des conditions extrêmes, notamment aux expositions solaires. Ces organismes peu étudiés produisent des métabolites protecteurs. Nous les avons étudiés (équipes PNSCM et RTO) pour leurs propriétés pro-pigmentantes.
Des composés originaux avec cette activité ont été identifiés et protégés par un brevet (FR 1051622). Maintenant, il convient de pouvoir proposer ces dérivés aux industries pharmaceutiques et cosmétiques. Nous devons pour cela caractériser finement l’activité de ces produits et leur sécurité d’emploi ainsi que proposer une obtention économiquement viable, notamment par synthèse.
Coordination du projet
GALIBERT MARIE-DOMINIQUE (UNIVERSITE DE RENNES I)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
UR1-6226 UNIVERSITE DE RENNES I
BV UNIVERSITE DE RENNES I
UR1-6061 UNIVERSITE DE RENNES I
Aide de l'ANR 272 584 euros
Début et durée du projet scientifique :
novembre 2011
- 24 Mois