Etudes des adaptations synaptiques en conditions pathologiques à l'échelle nanométrique par des approches corrélatives combinant la microscopie STED et électronique – PepKit
L'objectif du candidat est de créer au sein de l'unité de recherche SOSCO de l'Université de Cergy-Pontoise un laboratoire multi-disciplinaire à l'interface chimie, physique et sciences de la vie axé sur le diagnostique moléculaire. L'unité de recherche SOSCO a une expertise en glycochimie et en synthèse des acides aminés modifiés intéressante pour la réalisation des objectifs du candidat, objectifs qui sont partie prenante du projet européan d'Infrastructure MoDLS (Molecular Diagnostic for Lfe Sciences). Ce projet coordonné par le candidat, est composé de 5 consortium regroupant pour chacun d'entre eux des laboratoires européans (France, Italie, Allemagne, Pays-bas, Hongrie, Espagne, Belgique, Grèce). il a récemment reçu un soutien financier de la région Ile de France en ce qui concerne son montage. L'Université de Cergy-Pontoise s'est engagée à en assurer le management. Le nouveau laboratoire sera impliqué dans le développement de méthodologies ciblées à l’obtention de sondes moléculaires (glycopeptides et glycoprotéines spécifiquement glycosylées) visant à l’identification et à la caractérisation des autoanticorps comme bio-marqueurs pour le développement de diagnostics et le suivi des maladies auto-immunes. Le nouveau laboratoire garantira la préparation des acides aminés modifiés suivant des stratégies stéréosélectives efficaces ainsi que leur introduction (parmi différentes stratégies en solution et sur support solide) dans des séquences peptidiques établies (sondes moléculaires), la purification et la caractérisation analytique des sondes et leur validation immunologique sur des échantillons de sérums de patients qui seront obtenus grâce aux collaborations de la candidate avec de nombreux cliniciens. Des tests classiques (ELISA), mais surtout des nouvelles technologies biophysiques basées sur des biocapteurs optiques ou électrochimiques seront validées en utilisant les sondes moléculaires développées au sein du nouveau laboratoire multidisciplinaire. Un tel projet est validé par les précédentes expériences de la candidate qui a récemment montré que grâce à l' approche qu’elle nomme «Chimique Inverse» il est possible d’identifier des glycopeptides synthétiques comme sondes pour la caractérisation de biomarquers de la sclérose en plaques. La candidate a récemment démontré que son équipe de Florence a été capable de gérer d’une manière multidisciplinaire une telle recherche. Le groupe a réalisé un glycopeptide permettant de mesurer les auto-anticorps dans le sérum de 30% de patients affectés par la sclérose en plaques, ainsi que la mise au point et la validation d’un simple test clinique, basé sur cette sonde, permettant le suivi des patients. Le projet actuel aura une retombée au niveau de la recherche fondamentale à la frontière chimie et physique du vivant, ainsi que dans le développement de nouvelles méthodologies synthétiques pour la préparation de glycoamino acides, glycopeptides, glycoprotéines semi-synthétiques, dans le développement de nouveaux biocapteurs d’affinité et dans l’étude des mécanismes moléculaires de l’autoimmunité (sclérose en plaques, arthrite rhumatoïde, maladie céliaque…), permettant de comprendre le sens physiopathologique des biomarqueurs identifiés. Au niveau valorisation, les résultats obtenus pourront être transférés vers des nouvelles start-up de biotechnologies pour le développement de diagnostics et « theranostics » basés sur des sondes moléculaires et des systèmes de détection classiques (ELISA) ou innovateurs (biocapteurs électrochimiques).
Coordination du projet
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Partenariat
Aide de l'ANR 999 460 euros
Début et durée du projet scientifique :
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