BLANC - Blanc 2009

– SpaLife

Résumé de soumission

L?objectif de ce projet est d?étudier comment les humains prennent connaissance et utilisent les informations spatiales dans des situations de recherche d?itinéraires en milieu ouvert. La perspective adoptée permettra une contribution forte et innovante à l?étude de la cognition spatiale humaine. Sont réunis des spécialistes s?appuyant sur des méthodologies différentes et complémentaires (psychologie cognitive et psycholinguistique) pour étudier et comparer les mêmes comportements dans l?acquisition d?informations spatiales sous différentes formes. De plus, l?impact de certains facteurs cognitifs sur la construction des modèles spatiaux d?itinéraires est étudié, en s?intéressant aux capacités mnésiques d?une part, et à l?âge en adoptant une perspective life-span tout à fait originale dans ce cadre. Les représentations spatiales des environnements dans lesquels nous évoluons peuvent être construites en regardant, entendant, touchant ou en se déplaçant autour des objets de l?environnement. Elles peuvent toutefois ne pas être construites exclusivement sur la base d?une exploration de l?espace environnant. En effet, les humains ont la capacité à construire des représentations spatiales abstraites à travers l?utilisation de supports symboliques tels que le langage et les cartes. Il a été suggéré que les modèles spatiaux dérivés d?une source (par exemple le langage) sont suffisamment flexibles pour permettre des traitements équivalents à ceux opérés à partir de représentations issues d?autres sources (par exemple une carte). Nous soutenons l?idée qu?une façon de définir certaines des caractéristiques de base des représentations spatiales d?itinéraires est de définir les propriétés communes qui peuvent émerger quand elles sont construites à partir de différentes sources de présentation et dans des modes variés (verbal, visuel, navigation). Parmi les possibilités offertes à un individu pour prendre connaissance d?un nouvel environnement, une méthodologie particulièrement intéressante a fait jour depuis quelques années, à travers l?utilisation de l?exposition à des environnements virtuels. Les techniques virtuelles sont de plus en plus utilisées dans les études comportementales du fait du contrôle expérimental qu?elles permettent. Les représentations spatiales peuvent ainsi être étudiées dans des situations dans lesquelles l?information spatiale a été acquise de nombreuses façons différentes. L?étude des descriptions visuelles telles qu?on les trouve à travers l?utilisation d?environnements virtuels d?une part, et des descriptions verbales d?autre part, est particulièrement intéressant dans la mesure où ces deux types de descriptions sont impliquées dans les outils d?aide à la navigation (comme les systèmes GPS, les cartes, guides audio, etc.). Un fois acquise, l?information spatiale peut être restituée sous différentes formes et cette restitution va être utilisée par le chercheur pour évaluer la représentation spatiale. Le choix de la tâche ou du type de restitution peut toutefois également modifier la représentation. Les études disponibles ont partiellement examiné l?effet des différents modes de présentation et de restitution sur les représentations spatiales, généralement au mieux comparant deux modes de présentation en considérant un type de restitution. Il est de plus important de considérer que l?équivalence fonctionnelle supposée des représentations n?implique pas que ces représentations soient formées avec la même facilité selon le mode d?acquisition de l?information. Les capacités cognitives et linguistiques de l?individu déterminent son aptitude à construire une représentation spatiale précise, mais à ce jour on sait peu de choses à ce propos. Bien que de nombreuses recherches aient été dévolues aux représentations spatiales chez l?adulte jeune, la nature des modèles spatiaux construits et la façon dont ils évoluent tout au long de la vie, depuis l?enfance (le système cognitif se développant jusqu?à un point de maturité) jusqu?à la vieillesse (difficultés rencontrées par un système cognitif pouvant se dégrader) sont loin d?être compris. Quelques études suggèrent que les capacités limitées de la mémoire de travail, verbale et visuo-spatiale, pourraient jouer un rôle important, ce qui constitue une première piste. De plus, nous ne savons pas grand-chose sur la construction des modèles spatiaux d?itinéraires chez l?enfant, dont les capacités cognitives et linguistiques ne sont pas encore matures. En ce qui concerne les personnes âgées, elles manifestent généralement un déclin de certaines de leurs capacités mnésiques et spatiales mais on ne sait pas toujours lesquelles sont impliquées dans les représentations d?itinéraires. Aussi, la considération des effets liés à l?âge pourrait constituer un moyen d?éclairer la question des facteurs déterminants la construction des représentations d?itinéraires.

Coordination du projet

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 320 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 0 Mois

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