BLANC - Blanc 2007

– DENGUE D.-D.

Résumé de soumission

Le genre des Flavivirus est constitué entre autres des virus de la Dengue et West-Nile ( et Kunjin : souche Australienne du West-Nile). D'autres agents infectieux complètent cette classe (encéphalite japonaise, fièvre jaune...) constituée d'au moins 70 virus transmis par les moustiques ou les tiques. La Dengue (http://www.who.int/ctd/dengue) est une maladie virale transmissible à l'homme par les moustiques (Aedes aegypti) qui sévit dans les ceintures tropicale et subtropicale du globe, elle est qualifiée de maladie émergente par l'OMS, en raison de son extension considérable et de la multiplication de formes graves. Selon l'OMS, entre 50 et 100 millions de cas apparaissent par an, sur une population à risque de près de 2,5 milliards. La Dengue touche la France par le biais des Caraïbes, de l'Océan Indien et des régions de l'Océan Pacifique. Ainsi, en 2001-2002, cette maladie a touché 24000 personnes en Martinique (soit 6 % de la population de l'île) et entraîné plusieurs décès. Les signes cliniques sont une forte fièvre avec des céphalées intenses, des douleurs musculaires et articulaires. La pathologie peut être aggravée par des phénomènes hémorragiques (Dengue hémorragique, 250000 cas/an) et un collapsus cardio-vasculaire pouvant entraîner la mort du patient (20000 décès/an). Outre la ceinture tropicale, le virus West-Nile, transmis par des moustiques (Culex Spp), touche des régions encore non infestées par la Dengue, comme les Etats-Unis; plusieurs cas ont également été signalés en Camargue et sur la côte d'Azur en 2003. La maladie peut évoluer vers des méningites, des encéphalites et laisser des séquelles neurologiques graves. - La lutte contre une infection virale transmise par un vecteur peut se décliner selon trois approches principales :la lutte antivectorielle, le développement d'un vaccin et la mise au point d'un médicament antiviral. - La lutte antivectorielle est essentielle pour le contrôle de la maladie et reste complémentaire aux stratégies thérapeutiques destinées à l'homme. La mise au point d'un vaccin peut s'avérer délicate. Par exemple, le virus de la dengue existe sous quatre formes sérotypiques distinctes (DEN-1 à -4). En conséquence, le vaccin doit conférer une immunité contre les quatre sérotypes. - Les médicaments antiviraux représentent une voie alternative intéressante. A ce jour, aucune chimiothérapie n'existe encore contre la Dengue. Il a été montré une corrélation directe entre la charge virale élevée et le développement d'une forme sévère mortelle de la Dengue. Ainsi, l'utilisation d'un médicament efficace délivré au début d'une épidémie permettrait non seulement de sauver des vies mais aussi d'endiguer l'épidémie. - Régulièrement, l'actualité nous rappelle la menace que constitue l'émergence de nouveaux virus pathogènes humains. La récente émergence du virus du Chikungunya sur l'Ile de la Réunion souligne clairement que les maladies transmises par le moustique peuvent se propager très rapidement, d'autant plus s'il n'existe aucun traitement prophylactique ou thérapeutique. A cette menace doivent donc répondre de nouvelles approches permettant de développer des outils afin d'assurer une réactivité maximale et de raccourcir le temps nécessaire pour caractériser de nouveaux médicaments. Le développement de méthodes automatisées de « criblage à haut débit », permettent actuellement de déterminer l'activité de nombreux composés différents dans un temps limité relativement faible. Il est bien évident que si les laboratoires académiques de recherche ne peuvent rivaliser avec les industries pharmaceutiques qui possèdent souvent plus d'un million de molécules, par contre, les laboratoires publics sont très souvent à l'origine de synthèses de molécules originales, ou encore de découverte et caractérisation de protéines qui deviennent des cibles thérapeutique originales. - L'objectif de notre projet est de développer des composés actifs contre le virus de le Dengue et d'autres flavivirus émergents, en

Coordination du projet

Organisme de recherche

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

INSTITUT CURIE

Aide de l'ANR 500 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

Liens utiles

Explorez notre base de projets financés

 

 

L’ANR met à disposition ses jeux de données sur les projets, cliquez ici pour en savoir plus.

Inscrivez-vous à notre newsletter
pour recevoir nos actualités
S'inscrire à notre newsletter