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04/04/2025

2020, ce qui nous est arrivé - Les Pieds Sur Terre en public

Le lundi 16 mars 2020, c’était le dernier jour du monde d’avant. Le lendemain, à midi, un confinement (le premier des trois) est mis en place afin de contenir la pandémie liée au Covid-19. Cinq ans plus tard, dans le monde d’après, une dizaine de personnes montent sur la scène du Théâtre de la Concorde pour raconter des histoires qu’elles ont vécues au cours de ces mois qui ont changé la face du monde. Pour se souvenir et revivre ensemble la folie du Covid, les excès des confinements, les deuils sans fin et les grandes découvertes, découvrez ces récits glaçants, drôles ou surprenants. Un événement France Culture en partenariat avec l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, l’Agence nationale de la recherche et le Théâtre de la Concorde.

En février 2019, lors d’une série de cours qu’il donne au Collège de France, Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des arts et métiers, cherche à décrire quelle serait la plus grande menace possible en termes de pandémie. Il dresse alors le portrait-robot d’un virus pandémique avec cinq critères : transmis par voie respiratoire, hautement contagieux, taux de létalité supérieur à un pour mille, temps de génération court et contagieux avent le début des symptômes. Et puis, il oublie cet épisode jusqu’à la fin de l’année. Le 31 décembre, préparant son réveillon, il tombe sur un mail d’apparence anodine, partagé avec des infectiologues du monde entier et évoquant quelques cas de pneumopathies dites atypiques, d’allure virale, qui résistent aux antibiotiques chez des patients en Chine à Wuhan. Parmi eux, deux tiers ont fréquenté le marché local. Il pense alors à un retour du SRAS, une pandémie liée à un coronavirus respiratoire qui avait débuté en Chine dans les marchés de Canton fin 2002. Le monde, nos vies, nos métiers, nos habitudes et nos repères s’apprêtent alors à basculer.

Les premières alertes de la pandémie ; du brocoli pour apaiser la toux liée au Covid-19 ; le respect des gestes barrières en tant que travailleuse du sexe ; d’autres barrières, mentales celles-ci, qui tombent ; un rapport à la mort ébranlé dans les hôpitaux, les EPHAD et les services funéraires ; de la vie de château aux brebis du Plateau d’Albion ; une perquisition pour trafic d’influence… : le 16 mars dernier, au Théâtre de la Concorde, épidémiologistes, infirmière, professeur de médecine, escort, bergère, maître de cérémonie funéraire, entrepreneuse sont montés sur scène, le temps d’une représentation exceptionnelle. Des cas particuliers qui disent un peu de l’universel, pour mieux comprendre ce qui nous est arrivé.

 " 2020 : ce qui nous est arrivé ", un événement de l’émission Les Pieds sur terre proposé par Sonia Kronlund, Delphine Saltel et Pauline Chanu, réalisée par Anne-Laure Chanel, organisé en partenariat avec l’ANR et l’AP-HP.

A (ré)écouter : l’ANR, partenaire de France Culture, autour d’une programmation exceptionnelle sur la pandémie de Covid-19


Cinq ans après le début de la pandémie, l’ANR s’est associée à France Culture pour une série d’émissions inédites qui reviennent sur la crise sanitaire et ses répercussions, à travers des témoignages, des analyses et des décryptages de professionnels de santé et de scientifiques.

  • L’émission Les Pieds sur terre avec une série spéciale Confinement : ce qui nous est arrivé sur l’antenne de France Culture.
  • LSD, la série documentaire avec : « Covid-19, une pandémie sans fin », cinq épisodes pour analyser les évolutions de notre société dans son rapport à la science, aux médias et au politique.

    Episode après épisode, cette série donnera la parole à tous les acteurs impliqués dans la crise sanitaire : soignants, scientifiques, politiques, journalistes... Avec cinq ans de recul, tous analyseront comment la pandémie a fait évoluer notre rapport à l’autorité, aux médias, au politique et à la science ainsi que notre manière de vivre en société.

Projet

Retour sur les actions de l’ANR en soutien à la recherche sur le Covid-19

La pandémie de SARS-CoV-2 a constitué un triple défi pour la communauté scientifique. Il s’agissait à la fois de produire en urgence des connaissances scientifiques fiables sur un nouveau virus de la famille des coronavirus pour contribuer à la gestion de l’épidémie, tout en prenant en compte les évolutions de la situation sanitaire et les incertitudes qui l’accompagnaient. Afin de répondre à l’urgence de la situation, l’ANR a, dès le mois de février 2020 et en articulation avec le ministère chargé de la Recherche et le consortium REACTing, déployé un large dispositif de financement (appels à projets Flash Covid-19, Recherche Action-Covid-19, Résilience Covid-19, etc.) pour accompagner la production des connaissances, le recueil de données ou d’observations.

Les instruments de financement de l’Agence ont été adaptés pour répondre aux besoins des équipes de recherche et à cette situation exceptionnelle : fonds d’amorçage, procédure accélérée de sélection et de financement sans déroger aux principes d’évaluation par les pairs, projets de courte et moyenne durée, appel à projets ouvert en continu, recherche-action. Ces appels à projets ont offert aux chercheuses et chercheurs français la possibilité d’être financés selon des procédures accélérées et de traiter des questions scientifiques au fur et à mesure de leur émergence. Grace à la mise en place de procédures d’évaluation scientifique spécifiques, l’appel à projets Flash Covid-19, ouvert le 3 mars 2020, a permis d’allouer des fonds d’amorçage à 44 projets et la liste des 106 bénéficiaires a été rendue publique dès le 10 avril. L’appel Recherche Action-Covid-19 (RA-Covid-19) s’est appuyé sur une évaluation au fur et à mesure de l’arrivée des projets qui a mobilisé 17 comités d’évaluation permettant de soutenir 128 projets supplémentaires.

Aux financements de l’ANR se sont ajoutés ceux du fonds d’urgence du ministère chargé de la Recherche, de partenaires (Fondation pour la recherche médicale, Fondation de France) et de six Régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Grand-Est, Hauts-de-France, Occitanie, Pays de la Loire). Afin de soutenir des recherches à plus long terme, une priorité Covid-19 a été inscrite dans l’Appel à projets générique ou dans les appels à projets internationaux. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles qui ont permis de financer pas moins de 346 projets entre mars 2020 et juillet 2022, pour un montant global de 59,9 millions d’euros avec un taux de succès de 27,1 %.

Last updated on 04/04/2025
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