CE17 - Recherche translationnelle en santé 2025

Variations ontogénétique et sexuelle des venins prothrombotiques de serpents Bothrops et nouvelles stratégies antivenimeuses en Martinique et à Sainte-Lucie, deux territoires des Petites Antilles. – KariBothrops

Résumé de soumission

L'envenimation par les morsures de serpent est considérée comme une maladie négligée dans les pays tropicaux et subtropicaux dont l'incidence et la gravité sont élevées. Les venins de serpents Bothrops provoquent des lésions tissulaires locales et des manifestations systémiques à l’origine de troubles de la coagulation et des syndromes hémorragiques. D’autres serpents Bothrops sp., comme B. lanceolatus endémique en Martinique et B. caribbaeus endémique à Sainte-Lucie (40 km au sud de la Martinique) ont des venins ayant un profil biologique thrombotique et à l’origine de complications thrombotiques. La composition des venins (métalloprotéinases, sérine-protéinases, phospholipases A2, toxines de type lectine C, disintégrines et L-aminoacides oxydases) ne diffère pas significativement entre les différents Bothrops sp., mais des variations ontogénétiques (âge) et de sexe pourraient expliquer les profils biologiques contrastés. Certains antivenins présentent des capacités de neutralisation croisée contre des venins de composition différente. Ces antivenins préparés à partir de mélange immunisant qui ne contiennent pas de venins de B. lanceolatus ou de B. caribbaeus pourraient neutraliser les toxines de ces deux Bothrops. Notre objectif est d'évaluer l'efficacité des antivenins SAB® (Brésil), Antivipmyn Tri® (Mexique), PoliVal-ICP® (Costa Rica) contre les venins de B. lanceolatus et de B. caribbaeus en comparaison avec Bothrofav® (UK), l’antivenin de référence pour B. lanceolatus. La composition des venins sera déterminée en tenant compte de leur âge et de leur sexe. Nous évaluerons la capacité de ces antivenins à neutraliser les toxines du venin de B. lanceolatus et de B. caribbaeus. Un essai clinique randomisé, visant à démontrer l'innocuité et l'efficacité des antivenins, sera réalisé. Notre étude définira une nouvelle stratégie thérapeutique pour les envenimations par B. lanceolatus et B. caribbaeus, basée sur un choix plus large d'antivenins.

Coordination du projet

Dabor RESIERE (UNIVERSITÉ DES ANTILLES)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

PC2E UNIVERSITÉ DES ANTILLES
OPTeN UNIVERSITÉ PARIS CITÉ
HITh Hémostase, Inflammation, Thrombose
CHUM CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LA MARTINIQUE

Aide de l'ANR 787 645 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2025 - 36 Mois

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