Association de l’électrochimiothérapie et du glutathion, nouvelle thérapie des cancers de la Tête et du Cou – gluPORATE2
L'électrochimiothérapie est fréquemment utilisée dans les tumeurs primaires ou métastatiques. Cependant, les taux de réponse clinique restent améliorables. S. Bekeschus (INP, Greifswald, Germany) and C Brenner (CNRS, Villejuif, France) ont identifié que le glutathion (GSH) permet la mort des cellules cancéreuses induite par l'électroporation à des taux élevés et inattendus in vitro. Notre stratégie vise à élucider les mécanismes et la pertinence translationnelle des résultats. Il s'agit notamment de tester sept lignées cellulaires malignes et une lignée cellulaire non maligne, la cinétique et les mécanismes de la mort cellulaire, le rôle de l'auto-amplification des ROS et les profils immunogènes et immunosuppresseurs des cellules électroporées au GSH. Outre les tests effectués sur des cultures 2D et des sphéroïdes tumoraux 3D, des tumeurs 3D vascularisées et génératrices de matrice seront testées dans le modèle TUM-CAM in ovo. En outre, un modèle de souris syngénique exprimant de façon stable la luciférase permettra l'imagerie par bioluminescence in vivo. Le modèle permet de disséquer le rôle du système immunitaire dans la réduction tumorale médiée par l'électroporation du GSH en déchiffrant l'infiltration leucocytaire intratumorale et l'état d'activation cellulaire dans les ganglions lymphatiques (modèle récemment mis en place avec succès dans le laboratoire de S. Bekeschus, subvention de la Stiftung Tumorforschung Kopf-Hals). L'utilisation du GSH, injecté par voie intratumorale, constituerait une approche pratiquement sans effets secondaires, avec des implications révolutionnaires pour les thérapies d'électroporation oncologiques. Bénéficiant d'une forte complémentarité et opérant dans des centres internationaux de recherche en oncologie de premier plan, notre consortium pourra être en mesure de proposer de nouveaux mécanismes d'action fondamentaux du GSH-PEF et des protocoles à faibles effets secondaires qui pourraient rapidement être transférés en clinique.
Coordination du projet
Catherine Brenner (Aspects métaboliques et systémiques de l’oncogenèse pour de nouvelles approches thérapeutiques ()
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Partenariat
METSY Aspects métaboliques et systémiques de l’oncogenèse pour de nouvelles approches thérapeutiques (
Leibniz Institute for Plasma Science and Technology
Aide de l'ANR 281 996 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2025
- 36 Mois