De la biogenèse au potentiel génotoxique des cassures « sales » de l’ADN aux extrémités 5’OH – BREAKINGBAD
Les cassures de l'ADN représentent environ 75% des lésions et comportent souvent des « extrémités sales » (dépourvues de 5' phosphate ou 3' hydroxyle). Le traitement de ces extrémités est nécessaire pour restaurer l’intégrité de l’ADN, mais augmente les risques d’erreurs et d’instabilité génomique. Parmi ces cassures, celles à extrémité 5'OH sont fréquentes, mais leur rôle dans l'instabilité génomique reste mal compris. Pour combler cette lacune, j'ai développé une méthode de séquençage à l’échelle du génome permettant de cartographier ces extrémités et que j’ai appelée le 5'OH-seq. Cette technique ouvre un nouveau champ de recherche car elle permettra de comprendre comment ces cassures contribuent à l'instabilité génomique. Ces connaissances sont cruciales pour mieux appréhender leur rôle dans des maladies comme le vieillissement, les maladies neurodégénératives et le cancer. Les résultats préliminaires du 5'OH-seq ont permis d’orienter ce projet BREAKINGBAD vers l'hypothèse selon laquelle les cassures 5'OH favorisent principalement l'instabilité génomique au niveau des structures formées dans les séquences répétées des microsatellites, par la génération de complexes irréversibles de Top1 (Top1cc). Autrement dit, ce projet vise à comprendre comment Top1 déclenche l'instabilité génomique. La force du projet réside dans la capacité du 5'OH-seq à cartographier précisément ces cassures 5’OH (de manière brin-spécifique et avec une résolution nucléotidique), permettant ainsi d’évaluer directement leur contribution à l'instabilité génomique. Je suis convaincue que, bien au-delà de la question de l’implication de Top1 dans l’instabilité génomique, l'avènement du 5’OH-seq apportera des réponses à de nombreuses questions biologiques, dans divers contextes cellulaires et pathologiques. Ce développement devrait avoir un impact significatif sur en recherche fondamentale et ouvrira la voie à des avancées futures, tant en recherche médicale que dans le développement de thérapies
Coordination du projet
Aline Marnef (Unité de biologie moléculaire, cellulaire et du développement)
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Partenariat
MCD Unité de biologie moléculaire, cellulaire et du développement
Aide de l'ANR 449 854 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2025
- 48 Mois