CE05 - Une énergie durable, propre, sûre et efficace 2025

Inhibition de flammes d'hydrogène – CHAIN-H2

Résumé de soumission

L’hydrogène est un levier important pour l’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050. A cet égard, le plan hydrogène français vise, pour 2030, un accroissement de la consommation annuelle à 700 kt d’hydrogène renouvelable ou bas carbone (sur 1345 kt), contre 45kt sur 880kt en 2020. Pour ce faire, le déploiement à grande échelle d’installations de production, de stockage et d’utilisation de l’hydrogène est prévu. Néanmoins, se pose un certain nombre de défis en termes de sécurité. En effet, le risque d’explosion lié aux fuites d’hydrogène, qu’elles soient chroniques ou accidentelles, peut constituer un frein à ce déploiement, d’autant plus que l’efficacité des dispositions classiques, telles que la ventilation ou la recombinaison, peut s’avérer insuffisante.
Aussi, l’inhibition de la flamme reste une solution prometteuse pour limiter les conséquences d’une explosion. Elle consiste à injecter des agents chimiques ou thermiques, sur détection d’hydrogène, capables de réduire la réactivité du mélange inflammable. L’état de l’art montre que, malgré l’intérêt scientifique et pratique indéniable de l’inhibition des flammes, la littérature reste pauvre concernant le cas de l’hydrogène. Dans le cadre du projet CHAIN-H2, on propose d’étendre la connaissance des mécanismes chimiques responsables de l’inhibition des flammes d’hydrogène. Pour ce faire, CHAIN-H2 combinera des études expérimentales et numériques couvrant la cinétique à petite échelle jusqu’à la modélisation des caractéristiques à plus grande échelle de l'inhibition de la flamme (propagation de la flamme dans un nuage de particules). Les inhibiteurs considérés seront des mélanges d'agents chimiques (bicarbonate de sodium et de potassium) et thermiques (CO2/N2) en tant que gaz propulsifs. L’objectif final du projet vise à établir une base de données expérimentale et numérique pour mesurer l'efficacité des inhibiteurs en cas de fuites accidentelles d'hydrogène dans des configurations de type industriel.

Coordination du projet

Stéphanie De Persis (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

ICARE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
PSN-RES Pôle Sûreté Nucléaire - Recherche en Sûreté
CERFACS (CENTRE EUROPEEN DE RECHERCHE ET DE FORMATION AVANCEE EN CALCUL SCIENTIFIQUE)

Aide de l'ANR 736 322 euros
Début et durée du projet scientifique : mars 2026 - 48 Mois

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