Incompatibilité Cytoplasmique chez les Tiques – CYTOTICKS
Dans ce contexte, nos objectifs sont les suivants : (1) Tester la capacité des Rickettsia et Rickettsiella à induire l'expression de l'IC induite chez les tiques. (2) Valider la fonctionnalité des gènes cif de Rickettsia et Rickettsiella en tant que manipulateurs reproductifs. (3) Caractériser les impacts de l'IC sur la génétique des populations de tiques.
Le projet CYTOTICKS explorera ainsi des aspects novateurs de la biologie des tiques, bien au-delà du focus traditionnel sur les maladies à tiques. L'innovation du projet réside dans sa capacité à caractériser de nouveaux effets symbiotiques sur les tiques ainsi que leurs impacts sur l'évolution et la biodiversité des tiques.
Dans le projet CYTOTICKS, nous testerons l'hypothèse selon laquelle la biologie reproductive et l'évolution des tiques sont manipulées par deux de leurs symbiontes bactériens, Rickettsia et Rickettsiella, par l'induction de l'incompatibilité cytoplasmique (IC). Les tiques sont largement étudiées pour leur capacité à transmettre des agents pathogènes posant des risques majeurs pour la santé humaine et vétérinaire. Cependant, nos récentes publications montrent que les communautés microbiennes hébergées par les tiques sont principalement composées de bactéries héritables maternellement et qui n'infectent pas les vertébrés. Notamment, nos résultats préliminaires révèlent que les génomes de certaines souches de Rickettsia (Rickettsiales) et Rickettsiella (Legionellales) associées aux tiques ont pseudogénisé ou perdu leurs gènes de virulence, mais ont acquis le système de gènes cif, connu pour induire l'expression de l'IC chez un symbionte couramment trouvé chez les insectes, Wolbachia. De plus, nous avons confirmé que certaines souches de Rickettsia et Rickettsiella colonisent massivement les ovaires des tiques, présentent un fort taux de transmission maternelle et circulent à forte prévalence au sein des populations naturelles de tiques, un schéma attendu pour des bactéries induisant l'IC. Dans ce contexte, nos objectifs sont les suivants :
(1) Tester la capacité des Rickettsia et Rickettsiella à induire l'expression de l'IC induite chez les tiques.
(2) Valider la fonctionnalité des gènes cif de Rickettsia et Rickettsiella en tant que manipulateurs reproductifs.
(3) Caractériser les impacts de l'IC sur la génétique des populations de tiques.
Le projet CYTOTICKS explorera ainsi des aspects novateurs de la biologie des tiques, bien au-delà du focus traditionnel sur les maladies à tiques. L'innovation du projet réside dans sa capacité à caractériser de nouveaux effets symbiotiques sur les tiques ainsi que leurs impacts sur l'évolution et la biodiversité des tiques.
Coordination du projet
Olivier Duron (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
MIVEGEC CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
CRBM CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ASTRE CENTRE DE COOPERATION INTERNATIONALE EN RECHERCHE AGRONOMIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT
Aide de l'ANR 582 453 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2025
- 48 Mois