Électrolyse microbienne du sulfure pour la récupération d'hydrogène à partir de flux de déchets sulfurés – MESHY
Les eaux usées sont de plus en plus considérées comme une source potentielle d'énergie et de composés précieux plutôt que comme un simple déchet. Dans les cellules d'électrolyse microbienne (CEM), les réactions d'oxydation catalysées par des microbes, impliquant généralement des composés organiques, soutiennent électriquement la production d'hydrogène gazeux (H2). Toutefois, les CEM se heurtent à des limites dans les applications à grande échelle en raison des caractéristiques des eaux usées domestiques - faible concentration de composés organiques, pH neutre et faible salinité - qui se traduisent par une capacité de production d'énergie limitée. Dans ce projet, nous visons à permettre la récupération de bio-ressources à partir de flux chargés de sulfure, caractérisés en outre par une salinité et une alcalinité accrues. Pour atteindre cet objectif, nous étudierons deux aspects distincts des bioanodes oxydant les sulfures : le biofilm et le matériau de l'anode. Le projet MESHY étudiera le rôle des consortiums microbiens haloalkaliphiles et des catalyseurs métal-sulfure dans l'oxydation bioanodique des sulfures dans les BES. Le projet vise à optimiser la récupération des bioressources en comprenant l'interaction entre les processus biotiques et abiotiques. En outre, il vise à évaluer la capacité du traitement bioanodique des eaux usées sulfurées à soutenir la production de H2 à long terme. Dans notre monde en pleine mutation, la bioéconomie joue un rôle essentiel dans les transitions technologiques, économiques et sociales. Les systèmes bioélectrochimiques offrent un potentiel important pour la transformation et la récupération des ressources. Le projet MESHY illustre la gestion durable de sources de déchets difficiles et enrichit la boîte à outils des consortiums microbiens extrémophiles. En outre, il explore des voies alternatives pour améliorer les processus bioélectrochimiques et contribuer au secteur de la bioénergie.
Coordination du projet
Eleftheria Ntagia (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement)
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Partenariat
PROSE Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
Aide de l'ANR 252 510 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 42 Mois