Insecticides utilisés dans le cadre de la lutte antivectorielle et santé dans le contexte du VIH - Une cohorte mère-enfant de long-terme au Mozambique – ISIS
Le paludisme est très répandu dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne (ASS). Le nombre de décès dus au paludisme est estimé à 619 000 en 2021. Les insecticides sont largement utilisés pour la lutte antivectorielle, y compris la pulvérisation intradomiciliaire. Ces insecticides sont conçus pour cibler le système nerveux afin d'éliminer les insectes. Le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) a été interdit dans la plupart des pays industrialisés en raison de sa persistance à long terme dans l'environnement, mais il est toujours utilisé pour lutter contre les maladies à transmission vectorielle en ASS. Les moustiques sont toutefois de plus en plus résistants à plusieurs insecticides, ce qui entraîne des changements fréquents dans les types d'insecticides utilisés. Les insecticides utilisés dans les zones où le paludisme est endémique comprennent le DDT, les pyréthroïdes, les organophosphates, les néonicotinoïdes et les carbamates.
Malgré cette utilisation intensive, de nombreuses questions restent sans réponse. 1/ Il existe peu de publications sur le degré d'exposition des populations vulnérables à ces insecticides. 2/ Les conséquences de ces expositions sur la santé des femmes enceintes et des enfants sont peu connues.
L'objectif de notre projet est d'étudier les conséquences sanitaires de l'exposition aux insecticides utilisés pour la lutte antivectorielle pendant la grossesse et chez les adolescents. Le DDT pré et post-natal, ainsi que d'autres insecticides utilisés, seront étudiés. La santé des enfants à l'adolescence comprend la fonction cognitive et le comportement, la santé mentale, la santé cardiométabolique, la fonction thyroïdienne, la puberté, les allergies et l'asthme.
En s'appuyant sur notre cohorte mère-enfant existante au Mozambique, les participants comprennent 550 dyades de femmes et d'enfants âgés de 13 à 14 ans, avec 250 enfants nés de femmes enceintes séropositives et 300 enfants nés de femmes enceintes séronégatives.
Coordination du projet
Florence Bodeau-Livinec (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique)
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Partenariat
LERES Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique
IRSET Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique
Centro de Investigaçao em Saúde de Manhiça
MERIT Institut de recherche pour le developpement
Aide de l'ANR 683 894 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 48 Mois