Exploitation de siderophore par les pathogènes enterique – SidExPat
Les maladies infectieuses constituent une menace majeure pour la santé humaine et l'augmentation rapide de la résistance aux antibiotiques nous oblige à envisager de nouvelles thérapies antimicrobiennes. La modulation du microbiote intestinal peut représenter une telle approche prometteuse. Néanmoins, notre compréhension des interactions intrinsèques entre l'hôte, le microbiote et les agents pathogènes intestinales sont encore très limitée. L'une des interactions clés au cours de l'infection est la limitation nutritionnelle des microéléments tels que le fer. Le fer est un nutriment essentiel pour presque tous les organismes vivants et est crucial pour la survie des agents pathogènes. Au cours de l'invasion intestinales des pathogènes et de l'inflammation, l'hôte limite le fer par la production de protéines chélatrices du fer pour empêcher la prolifération des pathogènes. Cette limitation délétère conduit les agents pathogènes et les membres du microbiote à sécréter leurs propres molécules chélatrices du fer (appelés exo- ou xeno-sidérophores) afin accéder à ce nutriment essentiel. Alors que l'hôte essaie de limiter son effet délétère sur le microbiote, l'hôte maximise son inhibition contre les pathogènes. Certains agents pathogènes ont appris à tirer profit et à exploiter les xeno-sidérophores du microbiote pour leur propre survie. Mon projet vise à étudier comment trois des pathogènes majeure de l’intestin, Salmonella, Yersinia et Klebsiella, exploite le sidérophores commensal ferrichrome produit par une souche commensale de L. paracasei et dans quelle mesure cette exploitation influence l'invasion intestinale et développement de la maladie. Comprendre une telle interaction complexe hôte-microbiote-pathogène ouvrira la voie à une compréhension plus complète de la physiologie intestinale pendant l'infection et pourrait apporter de nouvelles perspectives à un meilleur contrôle de la maladie.
Coordination du projet
Olivier Cunrath (CNRS)
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Partenariat
BSC CNRS
Aide de l'ANR 296 305 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 36 Mois