Les changements PHENOtypiques dans les cellules épithéliales pariétales favorisent la destruction glomérulaire dans les maladies rénales rares et sévères – PHENOPEC
Les maladies rénales rares et sévères, telles que la glomérulonéphrite à croissants (GNC) ou la hyalinaose segmentaire et focale (HSF), restent des maladies mal comprises qui menacent le pronostic vital. Malgré la diversité de leurs étiologies, la GNC et l’HSF ont en commun l'activation pathogène des cellules épithéliales pariétales qui bordent la capsule de Bowman (les CEPs), ce qui soulève la question suivante : existe-t-il des mécanismes communs à ces maladies d’activation des CEPs et de progression de la maladie médiée par les CEPs ? Nos récentes découvertes indiquent que le phénotype invasif des CEPs conduit à la destruction du capillaire glomérulaire. Nous montrons non seulement que l'expression de novo de CD9 à la surface des CEPs dans la GNC et l’HSF favorise l'activation des CEPs en réponse à des facteurs de croissance, mais aussi que la déficience en CD9 restreinte aux CEPs est suffisante pour abroger leur activation et la progression de la maladie dans l’HSF et la GNC expérimentales. Bien que les mécanismes moléculaires sous-jacents doivent être définis, nous avons observé que l'inhibition de l'activation des CEPs atténuait l'inflammation rénale et la fibrose globale, positionnant les CEPs comme la pierre angulaire de la progression de ces maladies et suggérant un potentiel thérapeutique dans la prévention de la transformation phénotypique des CEPs. Alors que la plupart des études se sont concentrées sur le phénotype prolifératif et migratoire des CEPs activées, la régulation directe de l'inflammation rénale par ces cellules reste totalement inexplorée. Cependant, il existe des preuves de leur rôle pro-inflammatoire dans la GNC et l’HSF. PHENOPEC vise à 1) identifier les signaux du microenvironnement qui favorisent l'activation des CEPs dans la GNC et l’HSF et 2) déchiffrer les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l'inflammation glomérulaire médiée par les CEPs dans ces maladies rénales rares et sévères.
Coordination du projet
Olivia Lenoir (Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire)
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Partenariat
PARCC Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire
PARCC Paris Centre de Recherche Cardiovasculaire
IC Institut Cochin
Aide de l'ANR 692 418 euros
Début et durée du projet scientifique :
février 2025
- 36 Mois