Ecosystèmes microbiens et Systèmes karstiques : Comment l’activité de la vie de subsurface impacte le fonctionnement de la Zone Critique (profonde) – MiKroAVEN
Le projet MiKroAVEN vise à estimer l'impact de l'activité d'écosystèmes microbiens intraterrestres sur le fonctionnement et l'habitabilité de la Zone Critique. Cette pellicule superficielle de la Terre, dont la dynamique repose sur le couplage de processus hydrologiques, géologiques, et biologiques, fait face à de nombreuses pressions aussi bien anthropiques que naturelles qui la rendent fragile face au changement global actuel. Cependant, son compartiment le plus profond reste peu étudié et l'impact de l'activité de microorganismes endémiques de la subsurface, dont on sait désormais qu'ils constituent la majeure partie des procaryotes terrestres, sur son fonctionnement est peu contraint. Le projet MiKroAVEN se propose de répondre à ce défi en s'intéressant au lien entre géobiologie, physicochimie et géomorphologie d'environnements karstiques. Ces derniers étant des zones de transfert entre la subsurface et la surface, ils représentent donc des laboratoires naturels d'étude de l’impact de la vie intraterrestre sur les enveloppes superficielles de la Terre. Au travers d'une approche pluridisciplinaire regroupant des spécialistes d'horizons variés, MiKroAVEN cherchera à caractériser l'impact de l’activité de ces microorganismes de subsurface sur l'altération des roches et la géochimie des fluides, notamment au travers de la (re)mobilisation des éléments métalliques du milieu. Le projet sera centré sur le système karstique du Larzac dont le comportement hydro-physico-chimique est étudié depuis plusieurs années au sein de l’observatoire du Larzac (OZCAR), suivi qui sera ici effectué en parallèle d’un monitoring précis de l’écologie microbienne du système, et d’expériences d’altération microbienne in situ dans différents avens du système, et au laboratoire. Cela permettra de caractériser l’impact de l’activité microbienne sur l’altération des roches, la remobilisation d’ETM et la géochimie des fluides, et donc plus largement sur la composition des enveloppes de surface.
Coordination du projet
Céline PISAPIA (Institut de Physique du Globe Paris)
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Partenariat
GEOSCIENCES MONTP. Université de Montpellier
UMR-IPGP Institut de Physique du Globe Paris
Aide de l'ANR 571 338 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 48 Mois